Dimanche au temps des chevaliers

Nous voilà partis dimanche dernier pour un festival médiéval. Kesako ? A vrai dire, je ne savais pas trop à quoi m’attendre si ce n’est de voir plein de gens « déguisés » et d’avoir l’impression d’être à l’époque des chevaliers…

Nous arrivons le dimanche en fin de matinée sous le soleil. Le château ne fait pas très médiéval, il fait même un peu trop récent… Je m’attendais a un château plus typé, en vieilles pierres, avec des tours… Petite déception, mais bon, les alentours sont bien « décorés ». Il y a des tentes disséminées dans le parc du château, un campement militaire, des armes, un endroit où jouter, une potence… beaucoup de gens sont vêtus dans le style de l’époque, participants mais aussi visiteurs. Le décor est posé.

Il y a aussi plein de jeux pour enfant. Beaucoup sont des jeux de lancer, essentiellement des jeux d’adresse. Quelques jeux pour adultes aussi mais je n’ai pas eu la patience d’attendre mon tour…

medieval game medieval game medieval game

Il y a des animations/spectacles tout au long de la journée. Des démonstrations d’armes : archerie, artillerie et trébuchet, avec des explications sur l’utilisation à l’époque des ces armes.

archery

Au campement militaire sont reconstituées les conditions de vie des chevaliers, avec des objets d’époque. Des amateurs de ce temps recréent des moments d’avant, en faisant à manger ou en travaillant comme cela se faisait. Comme ce forgeron d’armes qui monte une cotte de maille en nous expliquant à quoi elle servait et comment. Très instructif ! Un peu moins pour les gamins, qui eux ont préféré voir passer des chevaliers et des nobles à cheval. Ou encore les entrainements à l’épée, comme dans les livres.

forgeron d'armes

knight

Le clou de cette journée a été un spectacle de 40 minutes sur les tournois des chevaliers. De l’action qui a plu à tous, petis et grands, on s’est même pris au jeu en sifflant le méchant chevalier !

knights

Pour finir nous avons dégusté des biscuits de l’époque : hyper costaud et bourratif, mais très bons !

Ce fût un chouette dimanche, mais je dirai que ça manquait un peu d’immersion plus concrète, malgré le grand nombre de gens vêtus dans le style de l’époque et des ménestrels par-ci par-là. Je ne saurai expliquer pourquoi, un ressenti… Il manquait peut-être une ambiance sonore permanente en fond (comme au Puy du Fou) ? Plus de monde ? Les différents lieux moins espacés ?  En tout cas on a appris des choses… Je pense au final que c’était mieux pour nous les adultes que pour les enfants… !

menestrels

Enfin un chat

« Tu dois être contente maman. Oui et toi ? Oui moi aussi. » Et puis en me faisant un gros câlin elle m’a murmuré à l’oreille « Enfin un chat ». C’était il y a quelques jours, quand je nous ai ramené notre petit chat.

La gnomette a toujours vécu avec un chat jusqu’au départ de Roméo il y a 6 mois. Il nous a quitté quand elle était en vacances et je pense que ça été plus facile pour elle que d’être là le jour ou je l’ai retrouvé dans le coma. De mon côté, cela fait plus de 20 ans que je vis avec des chats. Un, ou deux, voire trois quand j’étais en coloc, et jusqu’à quatre quand je gardais les chats des copains en vacances. Il y a eu Roselyne et les lions, mas aussi Fab et les chats… !

Je savais bien qu’à un moment le démon du chat allait me reprendre. Le temps du deuil, le temps des cartons, du déménagement, de l’emménagement, des vacances… Et puis ces dernières semaines, je voyais plein de gens poster des photos avec leur petit chat et je me suis dit qu’il était temps. J’ai regardé sur le bon coin, mais j’avais du mal à chercher ainsi. Tous les chats que j’ai eu m’ont été donnés par des amis. Je ne les ai pas choisis, ils sont arrivés chez moi, parfois sans même que je ne les ai vus avant. Du coup, pour moi, c’est un peu comme si le chat venait à moi… Ici en Bretagne, on a quelques copains, alors j’ai annoncé partout que je cherchais un petit chat. Et au bout de quelque temps, je reçois LE texto, la collègue d’une copine donne un chaton… C’est lui c’est sûr ! Elle n’était pas certaine a 100% que ce soit un mâle (oui je voulais absolument un mâle), mais en voyant sa photo, j’ai su que j’étais foutue même si c’était une femelle. Pourtant j’en avais vu des photos de chaton mâle sur le bon coin, mais voilà, celui-ci était pour nous, et c’est tout !

Je suis allée le récupérer lundi soir, à sa tête je pensais bien que c’était un mâle, je l’ai pris comme si c’était mon Roméo, il m’a laminé les bras (sûrement de joie ahah) et nous sommes rentrés ensemble à la maison. Je suis arrivée au moment du coucher de la petite, qui a pu voir un petit peu ce chat tout timide… Qui le lendemain ne l’était plus du tout ! Après une petite quarantaine de 24h le temps d’exterminer ses puces, il commence à prendre tranquillement ses aises.  Il est joueur et chasseur, mais aussi de plus en plus câlin. Et bien sur il ronronne comme un bon gros diesel. La gnomette l’adore, moi aussi, et même l’homme qui est moins gaga des chats que nous, l’aime bien.

Voilà donc notre nouveau compagnon, Fitz (les amateurs de fiction y reconnaitront quelqu’un…). Craquant, non ?

cat cat cat

J’apprends en m’amusant : les traits à la règle

A nous adultes, ça nous semble tout simple de tirer un trait avec une règle. On en a tellement l’habitude, c’est comme si on était nés en sachant le faire… Mais pour un gnome, ce n’est pas forcément inné et simple d’avoir le bon geste, de bien tenir la règle pour ne pas qu’elle bouge…

Lorsqu’on a eu le cahier de maths pour voir le travail de la petite, il y avait cet exercice pour grouper et compartimenter x animaux ensemble en créant des espaces fermés avec un double-décimètre. En mettre 3 ensemble par exemple, en traçant des traits à la règle pour les grouper. Exercice souvent réalisé dans les divers cahiers d’activité, à main levée, la nouveauté est que cet exercice a été réalisé avec une règle.

La gnomette a pas mal réussi, mais s’étant trompée, elle a effacé, et elle a rattrapé ses traits à la main ne sachant pas trop comment faire avec la règle, ce qui qui lui a valu un beau OH! de la maitresse. Rien de grave, tous ses traits étaient globalement très bien. Mais du coup j’ai décidé de lui montrer comment elle pouvait faire quand elle se trompait, et surtout comment bien tenir la règle car elle n’avait pas la méthode la plus simple ! Par exemple elle passait son bras par-dessous l’autre…

Du coup on a fait le même genre d’exercices qu’à l’école. J’ai collé des gommettes sur une feuille puis je lui ai demandé de les séparer chacune dans une case. Puis la même chose avec 2 gommettes de couleur différente par case. Puis 3, 4 et enfin5.

tracer avec une regle

Difficulté croissante, qui a demandé de la réflexion pour les 4 et 5 gommettes. Et pas mal d’utilisation de la gomme aussi car je n’ai pas forcément assez bien réfléchi lorsque j’ai collé les gommettes et j’avoue ce n’étais pas toujours évident de compartimenter ! Sa logique de mettre dans des cases n’étant pas vraiment la même que la nôtre, je lui ai aussi expliqué comment relier un trait à un angle. Du coup elle était super contente de faire moins de traits et « oh mais c’est plus joli maman ».

(Rose avant, vert après, c’est bien dans l’angle après quelques essais gommés !)

Histoire de ré-utiliser le papier, je lui ai proposé de faire un dessin autour/à partir des gommettes… Et j’aime beaucoup le résultat :)

La magie du labo argentique

L’an passé, je suis allée quasiment une fois par semaine au labo photo argentique. Si tu me suis un peu, tu sais que l’argentique et moi, c’est encore d’actualité ! Sauf pour le blog, je prends des photos avec mon iphone, pour des questions de délai, tout simplement. Je n’ai pas d’appareil numérique, ça manque de surprise et c’est « trop facile » : tu rates, tu recommences, sans avoir à vraiment te creuser les méninges. La photo, ce n’est pas juste appuyer sur un bouton, regarder, et recommencer si c’est raté. Non, non, c’est bien plus que ça… Tu choisis la pellicule optimale à l’instant T, mais si le temps change, elle ne sera surement plus adaptée et tu devras alors ruser. Jouer avec l’ouverture, le diaphragme en fonction des isos de ta pellicule, de la lumière, et du rendu désiré. Mais le vrai bonus de l’argentique, le graal, c’est le labo photo : développer toi-même ta pellicule , et faire tes propres tirages.

Mais alors comment çà se passe dans un labo photo ? Tu te mets dans le noir total, tu essaies d’accrocher ta pellicule sur la bobine, de bien l’enrouler tout en espérant que tu as mis les bonnes doses de produit à la bonne température. Tu stresses aussi en te demandant si ta pellicule a bien été exposée, tu attends impatiemment que les minutes passent tout en agitant gentiment ta cuve de développement. 7 ou 8 minutes comme çà, c’est looooooooong, l’attente semble interminable. Et puis enfin tu files sous la lumière voir si ta pellicule n’est ni trop blanche ni trop noire (c’est-à-dire globalement foutue).

Cette première épreuve passée, tu fais ta jolie planche contact et tu déchantes quand tu l’étudies avec ton prof qui n’y voit que 3 photos de potable bien, alors que toi tu en voyais au moins la moitié (j’ai compris qu’on était toujours trop indulgent avec soi-même !). La sélection faite, tu passes ensuite l’épreuve du tirage. Tu fais tes petits bouts d’essai, tu trouves le bon timing et hop tu oses tirer la photo en entier. C’est magique ! Tu la vois apparaitre petit à petit, tu essayes de deviner malgré la lumière rouge si ton tirage va être trop clair, trop foncé, s’il va demander du maquillage ou si simplement (et cela arrive parfois) le tirage est « parfait ». Pas de CTRL Z ici, et perso je trouve que rattraper une photo argentique est bien plus difficile qu’avec photoshop…

labo ragentique labo ragentique labo ragentique

Et quelle satisfaction une fois le tirage terminé ! Après ces 3 années de labo je pense avoir assez bien progressé. Le résultat de cette année de travail a été un expo collective sur le thème de l’enfance. De beaux tirages, de belles images, une chouette expo, j’étais vraiment contente de moi, de l’émulation du groupe, et du prof.

labo ragentique

Il ne me reste donc plus qu’à trouver un nouveau labo…

 

Une semaine de vacances

Cet été, l’été du changement, semblait compliqué pour organiser des vacances… On s’est arrangé pour que la gnomette puisse partir et ne passe pas les 2 mois d’été au centre de loisirs. Elle y est allée les 3 premières semaines de Juillet, et a pu passer du temps avec quelques-uns de ses copains avant de déménager. Puis elle est partie un peu avec ses grand-parents, un peu avec son parrain et ensuite avec sa marraine, ne revenant nous voir que quelques jours et s’installer dans sa nouvelle chambre (merci la famille, sans vous elle n’aurait pas eu d’aussi belles vacances). On s’est organisé pour s’échapper quand même quelques jours ensemble, une petite semaine en famille, tous les 3, cela me semblait important qu’on se retrouve après ce drôle d’été.

Mais on fait quoi en une semaine ?

Nos vacances ont commencé par 3 jours à… Paris. Ahah si on m’avait dit qu’un jour j’irai en vacances en ville, là où j’ai presque toujours habité ! On est venus récupérer la gnomette et on s’est incrustés chez ma sœur ces quelques jours parisiens. Tant qu’à faire, on a choisi la période de gros cagnard, 36 degrés au compteur à Paris (et ce n’est pas la même chose qu’au bord de l’eau !). On a passé une première petite journée tranquille en famille à se balader dans la capitale.

Le lendemain on a amené la gnomette et sa cousine au Parc Astérix. The place to be quand il fait si chaud ! Avec tous les manèges qui t’éclaboussent, c’était vraiment top. Il y avait du monde, mais point trop, nous n’avons pas attendu si longtemps que çà. C’est spacieux et assez vert, bref on a bien aimé (comparé à Disney) et on s’est fait arrosé toute la journée. Le top.

parc asterix

Le surlendemain, rebelote 37 degrés, on décide d’amener les filles à une base de loisirs en région parisienne. Bien évidemment, nous n’étions pas les seuls…  Que de monde, partout, pour rentrer, sur la plage, dans l’eau, on se serait cru sur la côte d’azur aux heures de pointe de l’été… En même temps, malgré tout, nous étions bien mieux la que dans la fournaise de la ville. Trop chaud ? Un petit plouf. Trop chaud ? Une petite sieste à l’ombre. Trop chaud ? Replouf ! Bref, c’était chouette.

base de loisirs de jablines

Puis nous sommes partis tous les 3 direction le Puy du Fou. Nous avons profité d’entrées a prix vraiment sympa du CE de l’homme, du coup on s’est dit pourquoi pas ? La cinéscénie nous était offerte en plus (alors que c’est complet des mois à l’avance), on s’est laissé tenter. Nous avons passé 2 jours là-bas, sous – encore !- un cagnard de folie. Pour le coup, cela a gâché un peu notre plaisir, car il faut arriver un peu en avance pour les spectacles, et il n’y a pas vraiment d’ombre… On a eu chaud, très chaud, trop chaud ! Le vendredi çà allait encore niveau fréquentation, mais le samedi, beaucoup plus de monde, des queues encore plus longues, toujours aussi chaud, du coup, bof bof. Bilan mitigé mais peut-être cela fera l’occasion d’un article…

le puy du fou

Puis direction la Bretagne Sud, la presqu’île de Quiberon, dans une tente sur pilotis pour 2 petits jours. Cela ressemblait enfin aux vacances que l’on aime, les paysages sublimes de la côte sauvage, très peu de monde car juste avant la rentrée scolaire. Nous avons eu un jour frais et gris (enfin !!), on en profité pour se balader sans transpirer, abuser de la piscine chauffée du camping et même se baigner dans la mer une fois le soleil revenu. Je vous montrerai quelques photos car c’est vraiment beau là-bas… J’ai même ressorti un appareil argentique pour immortaliser tout çà, c’est dire !

bretagne sud bretagne sud bretagne sud

Une petite semaine, mais bien remplie, qui a filé, beaucoup de choses différentes, et globalement au top. Et mine de rien, il suffit de quelques jours ailleurs que chez soi pour avoir l’impression de décompresser…