La double exposition avec un appareil argentique #1

Oui, je suis fan de photographie argentique. A ce jour, je n’ai pas d’appareil photo numérique (ah si, un vieux bridge lumix qui dort quelque part…). Les photos du blog sont prises avec mon iphone 4, pour des raison de timing. Car l’argentique, ça prend du temps, entre la technique, le développement, le scan, le tri… et le résultat !

Avant d’être maman, je pratiquais la photo à outrance. J’ai tout plein d’appareils argentiques, dont quelques pas mal de lomo. Car avec ceux-ci, on sort un peu des photos traditionnelles… Et on peut notamment faire des double-expositions. Mon appareil “classique” est un Nikon F3, avec lequel je peux aussi faire des double expo.

Mais qu’est-ce donc la double exposition ? C’est un procédé qui permet de superposer deux images prises à deux moments différents pour n’en faire qu’une seule. 

Normalement, l’avance de la pellicule et le déclencheur sont couplés : une fois la photo prise, il n’est pas possible d’en prendre une autre sans avoir avancé la pellicule, justement pour éviter les fausses manipulations telles une double exposition non voulue.

Mais pour s’amuser et sortir des sentiers battus, il est possible de faire des surimpressions “volontaires”. Il y a plusieurs méthodes pour cela, et aujourd’hui je vais parler de la méthode “mode exposition multiple”, qui existe sur certains appareils argentiques, lomo ou non. Il suffit d’appuyer sur un bouton spécifique, qui, une fois activé, empêche la pellicule d’avancer après le premier déclenchement. Comme la pellicule n’avance pas, la deuxième photo sera “exposée” sur le même morceau de pellicule, ce qui crée donc la fameuse double exposition. Certains appareils, comme le holga, n’ont pas ce bouton et tu peux appuyer indéfiniment sur le déclencheur tant que la pellicule n’est pas avancée manuellement. Il est bien évidemment possible d’appuyer autant de fois que souhaité sur le déclencheur et arriver à des multiples expositions. J’avoue ne pas avoir encore testé.

Ce qu’il faut savoir : la pellicule va être exposée deux fois à la lumière, il faut donc sous-exposer les deux prises. Au moins la deuxième prise.
Par exemple, avec une pellicule de 200 asa, la première photo est prise à 200 asa, et la deuxième à 400. Si l’environnement est déjà très lumineux, la première photo est prise à 400 asa et la deuxième à 800.

Il y a bien sûr une part d’aléatoire… Certains appareils lomo ne proposent pas de réglages asa, mais juste une position soleil, nuages… Beaucoup moins précis. Mais si vous ne sous-exposez pas, vu la quantité de lumière qui entre dans l’appareil, la pellicule sera forcément sur-exposée, et vous ne verrez pas grand chose. Il faut donc jouer entre les asa de la pellicule, la lumière extérieure, et… l’appareil.

Il est possible de faire des compositions à l’aveuglette, mais il faut savoir qu’il faut faire attention aux zones sombres et claires. Ainsi, s’il y a beaucoup d’ombres ou de choses sombres dans la première image, la seconde apparaîtra plus claire dans ces zones. Autrement dit, c’est sur les espaces sombres de la première photo que va apparaître la seconde photo. Normalement… ! Tandis que les zones vraiment lumineuses de la seconde image vont se superposer sur la première photo et apparaîtront assez pâles, voire complètement blanches.

Voici quelques doubles expos réalisés avec cette technique, avec un Holga et un Lc-A.

Maintenant, à vous de tester, explorer, oser…  et surtout vous amuser ! Et persévérer, car il y a hélas beaucoup de ratés, la multi-exposition est une technique plein d’aléas…

Si vous pratiquez et que vous avez des astuces, tips, je suis intéressée, car je pense qu’il y a plusieurs méthodes efficaces pour arriver au même résultat. Et cet article n’est qu’une toute petite entrée en matière…

Comments

  1. says

    J’adore le coté expérimentation de la photo argentique. D’ailleurs j’ai un reflexe canon argentique qui me vient de mes années de fac spécialité photo. Je vais regardé comment je peux bidouiller car j’aime lorsque les accidents produisent de jolies choses esthétiques

    • happy ever after says

      Oui l’argentique a ce côté unique. Dans la 2e partie qui arrivera bientôt ?! je donne une autre astuce. Peut-être seras-tu plus tentée??? ? :)

  2. Miska says

    Bonjour,
    Je viens de tomber sur votre article. Je n’y connais rien du tout en double exposition, et qui plus est, en argentique. Mais une idée me traverse l’esprit : serait-ce envisageable d’utiliser toutes les poses de la pellicule, tout rembobiner et la réinsérer dans le boîtier (et dans le noir!) afin de réimprimer de la lumière ?

  3. Anne Flore Mary says

    Il y a la possibilité également en argentique de faire une double exposition en superposant deux négatifs l’un sur l’autre dans l’agrandisseur. ou bien d’exposer le papier avec un négatif, puis avec un autre (plus long)….. bonne journée !

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