Roger Waters – The wall

the wall

Mardi dernier a eu lieu la projection en séance unique de The Wall, film sur le concert de l’album éponyme des Pink Floyd. On y voit le concert bien sûr, entrecoupé de scènes illustrant le voyage initiatique de Roger Waters sur les traces de son père et de son grand-père, tous deux décédés sur le champ de bataille.

Ce film oscille donc entre le documentaire et le show. On y découvre le concert presque entier de The Wall version années 2010, simplement grandiose, énorme, époustouflant : une scène sur le devant de laquelle des briques s’assemblent pour construire le mur, chaque brique étant un écran sur lequel des vidéos sont projetées. Le mur se construit au fur et à mesure du spectacle, jusqu’à ce qu’il soit fini, avant finalement d’être détruit. Le show est uniquement consacré à l’album The Wall, joué dans son intégralité, et surtout dans l’ordre du disque, car c’est une histoire qui y est racontée.  Celle de Waters et de son enfance sans père, avec une mère possessive, ses déboires à l’école, ses soucis conjugaux… mais aussi la paranoia dévorante de cette rock star, qui se construit un mur pour se protéger, de lui, de ses fans, mais aussi des systèmes totalitaristes et de la violence des états qui sont aussi dénoncés dans ces chansons.

Ce film, grâce aux apartés montrant Waters lors de sa quête spirituelle sur les tombes de son père et de son grand-père, nous aide à mieux comprendre le pourquoi et l’histoire derrière The Wall.

J’en ai pris plein les yeux, plein les oreilles, et je regrette de ne pas avoir vu le show en vrai. C’est très impressionnant ! Ce spectacle à la pointe de la technologie, a été filmé en 4K dans différents stades du monde et avec un son Dolby Atmos. C’est une production monumentale entre effets pyrotechniques, jeux de marionnettes et d’animations, et un son à 360°. J’ai ressenti pas mal de  frustration de ne pas pouvoir participer plus activement, comme lever le poing et crier “Tear down the wall” avec la foule, ou simplement applaudir… ! J’ai aussi versé quelques larmes car certains morceaux de ce disque me touchent beaucoup, ils sont aussi très liés à mon enfance. J’ai grandi avec The Wall, j’avais 7 ans quand le disque est sorti et je m’en souviens encore, la pochette, les paroles avec cette écriture manuelle si difficile à lire pour un enfant… et l’écoute en boucle, avec mon père.

Alors pour les fans, je recommande, pour les curieux, aussi, et pour les autres… à découvrir, The Wall est un chef d’œuvre musical qui transcende le temps, avec son histoire et son univers si particulier.

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