C’est quoi, une école de plein air ?

L’école maternelle de la gnomette est une ancienne école de plein air. Vous avez déjà du voir passer quelques photos par-ci par-là… École qui se caractérise surtout aujourd’hui pas son immense cour de récréation, dont une partie en herbe. Elle est aujourd’hui la dernière école de ce genre en Seine St Denis.

Mais c’est quoi au juste une école de plein air ? Il y a eu récemment une petite exposition dans l’école et c’est intéressant d’en savoir plus, de comprendre pourquoi les écoles de plein air ont été créées, mais aussi se replonger dans le passé en regardant les vieilles cartes postales, et la vie de l’école au début du siècle :  une journée “type”, le menu de la semaine, et des exemples de travaux réalisés (quelle différence avec aujourd’hui… ).

Un peu d’histoire donc : l’aventure commence en 1923, dans la vague du mouvement hygiéniste qui tente d’éradiquer le fléau de la tuberculose. Partout en Europe, pédagogues, médecins et architectes s’associent pour concevoir des écoles de plein air alliant pédagogie et soins.

Au printemps 1923, la municipalité de Pantin met sur pied l’école de plein air, première école du genre dans le département de l’ancienne Seine. Au cœur des 73 000 m² du Parc de la Seigneurie, deux tentes accueillent des enfants chétifs, issus des quartiers insalubres de Pantin. Là, chaque jour, de Pâques à octobre, les enfants jouissent d’un programme gouverné par l’hygiène sociale et une pédagogie d’éveil.

Dix ans plus tard, l’architecte Florent Nanquette se voit confier la conception d’un bâtiment en forme de E qui s’ouvre sur un parc arboré pouvant accueillir 320 enfants. A peine arrivés, les enfants étaient douchés, vêtus de blanc et examinés par des médecins. Une cure d’air, de repos, des conditions d’hygiène irréprochables, des repas solides et sains, de l’exercice et des travaux manuels – on leur apprenait le tissage – venaient compléter l’enseignement élémentaire. Outre la sieste à l’ombre des acacias et le très sérieux « bain de soleil », les cours, les activités, les repas, tout se faisait en plein air !

Ce n’est que dans les années 1960 que l’école de plein air a partagé ses locaux avec la maternelle. En 1997, l’école Méhul a été classée monument historique. L’école a encore aujourd’hui une surface de 10 000 m² et un terrain 7 hectares.

Le salles sont grandes, très lumineuses, c’est une vraie chance d’être dans cette école quand je vois les locaux et surtout les cours de récré de certaines écoles de banlieue parisienne… Et comme le centre de loisirs est aussi dans l’école, les enfants passent un maximum de temps dehors. Bien sur les cours, les repas se font dedans aujourd’hui, mais l’école exploite bien et beaucoup son espace extérieur.

Excusez le piètre qualité des images, j’ai pris ces photos dans un éclairage très moyen, et les cartes postales n’étaient elles-même pas toutes jeunes ! Mais cela donne une idée.

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Alors, la gnomette n’a-t-elle pas beaucoup de chance d’avoir une telle cour de récré ?

Comments

  1. says

    Hyper intéressant ton article. Je ne connaissais pas du tout le principe alors j’ai appris plein de choses.
    C’est marrant de voir les menus, les goûters changent des pompotes ou autres biscuits secs d’aujourd’hui ! (et ressemblent plus aux nôtres ^^)

    • happy ever after says

      Je t’avoue que je ne connaissais pas du tout non plus avant que le gnomette ne se retrouve dans cette école… Et oui les goûters moins industriels ;-)

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