So long mon Roméo

Ce matin-là, j’ai eu une petite panne de réveil. J’ai ouvert les yeux 35 minutes après l’heure prévue. Du coup, il me restait 20 minutes avant de partir, petit moment de stress pour commencer la journée. Je me lève, mal réveillée donc, je descends, j’aperçois mon chat allongé sur le sol, je lui dis un habituel “salut Roméo” (oui, je parle à mon chat !), puis file lancer un café, chercher des fringues, vérifier le sac, en mode tornade. Je ne fais pas spécialement attention au fait qu’il ne se lève pas, alors qu’il était plutôt du genre chat toutou… Trop speed, trop dans le gaz.

Puis, en mettant mes chaussures, je pense à faire sa piqûre d’insuline, je l’appelle, rien, je recommence, toujours rien, je m’inquiète… Il n’avait pas bougé. Je vais le voir, il est tout rigide, j’ai cru qu’il était mort mais je vois son ventre bouger légèrement… J’appelle l’homme avec des trémolos dans la voix et les larmes commencent à couler. Je sais au fond de moi, j’ai compris que c’était fini. Nous partons en urgence chez le véto, le verdict tombe, il est dans la coma, il ne gère plus du tout l’insuline, il passe d’hypoglycémie a hyperglycémie… Il ne s’est pas vraiment remis de son attaque de Noël… Alors oui, je peux le mettre sous oxygène, essayer de le réguler encore, mais pour quoi faire ? Pour combien de temps ? Pour reculer le moment où je vais souffrir ? Pour mon confort personnel ? Je vois bien qu’il ne fait que maigrir depuis Noël, il a perdu 3 kilos, il va avoir 16 ans, je veux lui éviter toute souffrance. Là, il est loin, déjà à moitié parti… Alors j’ai pris la -bonne- décision, celle qui reste si difficile, même quand l’évidence est là.

Même si c’est un animal, pour moi il était bien plus que ça… 16 ans passé ensemble, ça compte. Je me souviens comme si c’était hier du jour où il est arrivé dans ma vie (merci encore Yannou), et de tous ces moments de bonheur passé ensemble. C’était un chat extrêmement gentil et câlin, jamais méchant, un sacré matou, un bon gros chat (8 kilos de gentillesse), aux magnifiques yeux verts (dont j’étais jalouse), un copain pour la gnomette, un compagnon de route (il était dans ma vie avant l’homme), qui me ronronnait dessus quand j’étais triste, et me donnait des coups de tête pour montrer son affection.

Aujourd’hui, cela fait déjà une semaine qu’il n’est plus là, et par moment je le cherche encore. Surtout le soir en ouvrant la porte, je m’attends à le voir derrière, prêt pour son câlin de retrouvailles. Le gnomette a finalement et étonnamment bien pris sa disparition, elle n’était pas là quand c’est arrivé et c’est peut-être mieux ainsi… Vu sa relation avec lui j’avais peur qu’elle ne soit triste, mais elle a du placer toute son empathie sur moi car je ne lui ai pas caché ma tristesse… Elle parle déjà du prochain chat. Pour moi, c’est trop tôt. Mais ce jour viendra, surement.

So long mon Roméo, tu as été un rayon de soleil dans ma vie, dans notre vie à tous les 3.

mon chat romeo

 

Comments

    • happy ever after says

      Oui, ils vivent moins longtemps que nous… Encore j’ai pu m’y préparer vu que ça n’a pas été brutal… Mais ça reste un moment difficile à passer. Merci pour ton mot <3

  1. says

    J’ai aussi un chat qui s’appelle Roméo. Il n’a que 3 ans mais mais je ne pourrais déjà plus envisager ma vie sans lui. Comme tu dis c’est bien plus qu’un chat, c’est devenu un ami…
    Je te souhaite beaucoup de courage !

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