Quitter sa zone de confort

Ah cette fameuse zone de confort, qui n’en a pas entendu parler ? Cette espèce de prison dorée, ce quotidien, cette routine où tout semble familier et confortable, à tel point que l’on pense être super épanoui. On l’est sûrement un peu, dans cette bulle où tout semble si sécurisant ! Un univers qui nous est habituel, rassurant, mais dont les limites s’arrêtent là où se trouve l’inconnu… En vivant dans cette routine au quotidien, on ne se pose plus de questions, on ne réfléchit pas vraiment, on accepte les choses telles qu’elles sont, et au final on ne prend pas de décisions. Ne rien faire pour changer cette routine, c’est tellement rassurant… Et pourtant, on se plaint, on râle, on n’est pas forcément vraiment contents de cette situation dans laquelle on se réfugie, mais qui calme nos angoisses car cela nous permet d’agir de façon automatique, sans penser. Et sortir de cette zone de confort nous fait peur car cela signifie casser cette routine facile et aller vers l’inconnu qui fait si peur…

J’ai été longtemps comme cela, oui j’avoue ! Je râlais le matin dans les embouteillages, pestais contre cette ville avec des gens sans sourire, râlais quand je marchais dans une des nombreuses crottes de chien, je trouvais notre appartement petit, même pas un balcon, enfin tout plein de petits trucs que j’acceptais comme faisant partie de ma vie (et je pourrai vous en citer plein d’autres… ), c’est comme cela, et basta. En fait cela cachait une envie folle de changer d’endroit, de vie, mais en même temps j’avais peur. Peur de quoi ? De quitter un job sympa pour essayer autre chose alors que les temps sont difficiles ? De partir vivre dans un nouvel endroit où l’on doit tout recréer, les amitiés, les sorties etc ? Mais dans ce cas, il aurait fallu accepter de « végéter » dans un quotidien qui ne nous plaisait plu et aurait fini par nous peser d’une façon ou d’une autre jusqu’à nous rendre aigris.

Cela nous a pris du temps, de nous poser, de comprendre cette zone de confort et pourquoi elle nous empêchait d’avancer. Oui il m’a fallu beaucoup réfléchir, peser les pour et les contre, compendre pourquoi j’avais peur de commencer une nouvelle vie ailleurs. Au début on voit surtout les point négatifs du changement, puis on réfléchit de nouveau, encore et encore, on arrive à gérer ses angoisses et à ne plus voir que les choses positives qui sont notre vraie motivation.  Et aussi accepter que les incertitudes qui persistent sont surtout dues à un manque de confiance en soi, alors qu’au fond, nous sommes seuls maîtres de notre avenir. Oh non, comme Rome, ça ne se fait pas en un jour, ça prend du temps…

Aujourd’hui, quelques mois après avoir quitté cette fameuse zone, je n’ai aucun regret. Je crois bien que dès que j’en suis sortie j’ai su que c’était le bon choix. Pourtant, il reste des petits incertitudes mais je me suis très fortement rapprochée de la vie que j’aimerai avoir. Je suis mieux, je vis mieux aujourd’hui ! Au final cela ne m’a pas demandé tant d’efforts que cela…

Nous avons quitté une vie « facile », avec chacun des bons jobs, mais qui ne nous rendait pas complètement heureux. Nous avons quitté un petit appart hors de prix proche de la capitale, beaucoup de transport, peu de temps avec la gnomette, pour une maison avec un petit jardin, en création d’entreprise, pas de transport (10mn max à travers champ) et bien plus de temps qualitatif avec la petite. Comment regretter ? Un aperçu avant/après ;) Avant les bouchons du perif, mon quotidien, aujourd’hui, le soir après l’école, mon nouveau quotidien (certes, pas en hiver).

zone de confort

A l’époque, cette vidéo m’a aidé à comprendre le pourquoi du comment, je trouve qu’elle résume bien mieux que mes quelques mots tout ce qui peut être dit que la zone de confort… Et vous, qu’en pensez-vous ?

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La panne de réveil

8h38. Je sens l’homme qui essaie de me tirer de mon étrange rêve. « Je crois qu’on est en retard pour l’école ! » Retour immédiat du monde onirique, j’essaye d’émerger, j’entrouvre un œil, je vois l’heure. Moment de panique, oooops oui en effet on devrait partir pour l’école dans moins de 5 minutes ! Puis détente immédiate sachant que ce n’était plus possible d’aller à l’école, chouette, on se rendort ? Et juste quand je disais à l’homme qu’il aurait pu me laisser dormir si c’était trop tard pour l’école, une petite voix se fait entendre : « maman ? ». Et puis les copains devaient passer 30 minutes plus tard. Bon, ok, faut se lever !

Mais comment cette panne de réveil a pu se produire ?  Le réveil a sonné pendant 1 heure… Après enquête approfondie, j’ai trouvé plusieurs facteurs qui pourraient être à l’origine de cet incident :
– le réveil était mis au plus bas, par mégarde bien sur ! (bobard n°1)
– j’ai dormi avec les boules quies et je les ai trop enfoncées cette fois-ci (imposture n°2)
– l’homme a essayé de me réveiller quand le réveil a sonné mais je l’ai envoyé gentiment bouler (affabulation n°3)
– on a une gamine qui dort, ça ne nous aide pas, voire c’est de sa faute ! (boniment final)

 Du coup, ce jour-là, on a dormi 1 heure de plus (faut croire qu’on en avait besoin)… et puis c’était un mercredi alors rater 3h d’école c’est pas si grave… ? Et puis zut aussi, pourquoi l’école est si tôt ?

flowers

NB : oui la photo n’a rien à voir avec cet article ;)

NB2 : saurez-vous trouver le clin d’œil musical dans ce texte ?

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Et 2017…

Et pour bien commencer cette année, je vous souhaite à tous le meilleur de ce que vous désirez ! Je vous ai laissé a quelques jours de Noël, et depuis je me suis retrouvée dans cette étrange faille temporelle des vacances de Noël. Temps de la déraison, de la non-réflexion, le tout à 100 km/seconde (minimum).

xmas

Partir, revenir, repartir, les copains, la famille, une petite maladie, bref, un agenda de ministre fort rempli qui laisse sur les rotules. Quoi de mieux pour commencer que d’être dans un était « lamentable » ? De celui qui donne envie de dire « ah non hein c’est fini, PLUS JAMAIS », et nous entraine sur le pas des bonnes résolutions… ou pas, on verra bien en fin d’année ;)

Nous avons passé Noël à la mer, je crois bien que c’est ma toute première fois ?! Bon, c’était un drôle de Noël, on a frôlé les 15 degrés, pas facile de se mettre dans le mood hiver/Père Noël/rennes/sapin ! Mais plutôt grandes balades (préventives et digestives) au bon air. La gnomette ravie de voir ses grandes cousines. Des beaux cadeaux a gogo et des jolis moments en famille, comme toujours.

bretagne family

Puis direction Paris, famille et amis, encore des cadeaux et des bons moments en famille mais aussi avec les amis que l’on voit moins. Beaucoup de rigolade, et du grand n’importe quoi ! La gnomette ravie de voir ses petits cousins (bis).

reindeer

De tout ça j’ai ramené des chouettes souvenirs mais aussi un énorme rhume de cerveau. Qui a débarqué à l’improviste, pile-poil pour me laisser pantoise et HS la soirée du nouvel an. Il m’a bien pris la tête, mais je me suis consolée avec 3h30 de Seigneur des Anneaux et mon chat gaga de ne pas m’avoir vue pendant 4 jours. Ahhhh Paris, merci pour ce souvenir et ce démarrage d’année dont je me souviendrai !

new year'eve

Et voilà que c’était déjà la reprise, enfin presque car ce rhume m’a collé  à la peau plus d’une semaine. Donc pas encore de sport, des soirées courtes. Mais il a quand même fallu se remettre au boulot, et avec le cerveau en miettes, on y va au ralenti. Et pour finir cette reprise en beauté, c’est la gnomette qui s’est chopé une gastro ce week-end… Et dire qu’au début j’ai cru qu’elle avait fait une intoxication alimentaire due à une overdose de galette !

feve minion

Bon, ça y est, on va peut-être pourvoir la commencer normalement cette année ? Il serait temps que je fasse le bilan de mes objectifs et poser des nouveaux. Et aussi penser aux cartes de vœux. Et aussi… Ohlala ça fait déjà trop de choses pour un démarrage en douceur. Ah oui douceur, c’est bien ça pour commencer une année ! Alors je vous dis à bientôt, en douceur…

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Paris, c’est fini

Longtemps, j’ai rêvé d’arpenter tes rues quotidiennement. Longtemps, je t’ai regardé comme le seul endroit au monde où l’on pouvait être heureux d’habiter. Longtemps, je n’ai attendu que ce moment où je pourrai m’envoler de ma banlieue et installer mon nid dans un de tes quartiers. Je profitais de chaque occasion pour venir te visiter, surtout l’été, je me faisais gardienne d’appartement ou d’animaux, ce qui me permettait de te voir et de vivre avec toi quotidiennement.

Et puis il y a eu ce jour où enfin ! je suis venue vivre dans l’un de tes quartiers. J’ai vite pris mes marques, à l’époque c’était plus facile qu’aujourd’hui, je vivais seule et c’était la belle vie, même si je travaillais pas mal pour pouvoir financer ce petit appartement. Ce fût vraiment une belle époque, j’étais insouciante, et enfin je vivais mon rêve.

J’ai vraiment profité de cette période, un peu fêtarde, un peu vie de nuit, ça a bien duré quelques années… Tu étais parfaite pour cette vie un peu patachon. J’ai testé plusieurs quartiers, voir un peu comment ça se passait  dans tes divers recoins. Et puis un jour j’ai cessé d’être sur mon petit nuage. Je ne sais plus vraiment quand, comment ni pourquoi c’est arrivé… L’habitude ? L’âge ? L’évolution de la vie ? L’envie de voir évoluer ma gamine ailleurs que le nez dans les pots d’échappement ? J’ai ouvert les yeux et j’ai commencé a voir tes mauvais côtés. Tes rues sont de plus en plus sales, je ne supporte plus de voir quelqu’un devant moi jeter son mégot par terre alors qu’il y a une poubelle 5 mètres plus loin. Les voitures sont de plus en plus nombreuses à t’arpenter malgré les nombreuses pistes cyclables dont tu es aujourd’hui équipée. Les gens foncent tête baissée sur tes trottoirs, trop speed, ils me rentrent dedans sans s’excuser. Parfois même je me fais gentiment insulter juste parce que j’ai pas de cigarette… Et ça, je n’aime plus du tout, je n’arrive plus à faire comme si de rien n’était.

Oh bien sûr, tout cela n’est pas de ta faute, vu que ce sont surtout les gens qui t’habitent qui te font. Mais ce qu’ils font de toi, je n’aime plus. Je ne prends plus de plaisir à me promener dans tes rues, de toutes façons je ne peux plus te contempler, je dois regarder mes pieds pour éviter les crottes de chien. Je ne parle même pas du métro et des galères presque systématiques, du périphérique en sur-saturation quotidienne (même en heures creuses…), ni des mots doux susurrés aux oreilles des filles en jupette… Toutes ces petites choses qui, cumulées, ont fini par remettre en question mon désir de jeunesse d’être une citadine accomplie.

Bien sûr, tu restes la plus belle ville du Monde, avec tes magnifiques bâtiments et divers monuments, dont je ne me lasserai jamais, j’en suis sûre. Et c’est cette belle image de toi que je veux garder. Evidemment, je reviendrai te voir de temps en temps, parce que passer plus de 20 ans avec toi çà ne s’oublie pas comme ça… Et je suis sûre que ton absence me fera t’apprécier plus qu’aujourd’hui où je ne vois plus que tes mauvais côtés.

Paris, toi et moi, c’est fini.

tour eiffel

Le temps d’un weekend

Lorsque nous sommes partis chercher la gnomette après sa semaine de vacances dans le Nord, j’avais doublement hâte : de la retrouver mais aussi de changer de paysage, certaine qu’un bol d’air (plus) pur boosterait mon moral. C’est souvent le cas : quand ça ne va pas fort, j’ai remarqué que partir, quitter mon environnement quotidien me fait du bien. Une petite rupture avec la réalité. Non, bien sûr, cela ne guérit pas, mais çà redonne un coup de fouet, un coup de pouce pour retrouver un peu de légèreté. Cela tombait bien, le weekend juste après le départ de Roméo, direction la campagne du Nord.

le Nord
le Nord
le Nord le Nord le Nord le Nord

Le temps d’un weekend, j’ai profité juste du moment présent, de la retrouver, de l’entendre me parler pendant des heures, des câlins a gogo… Mais aussi de la nature, de respirer à plein poumon, du soleil, de marcher, de vider mon esprit. Mais aussi, le lendemain, de voir -enfin !- un peu de neige, attraper des flocons avec la langue, faire des traces de pas… et en rentrant sentir la chaleur du feu de cheminée. Ne plus penser, être bien, savourer le moment présent. Sourire, et rire même.

le Nord le Nord

Le retour a été un peu dur, mais quand j’ai le blues je me replonge dans ces moments précieux qui te rappellent que, malgré les épreuves, la vie est belle.