Le chat qui ne faisait pas ses nuits

Quand tu es enceinte, je crois bien que l’une des choses que tu entends le plus est : “profites de dormir, après, c’est foutu !”. Oui en effet, une fois que tu découvres les joies de la parentalité, tes nuits sont un tantinet raccourcies. Mais, si tu as gagné le gros lot à la loterie, cela peut s’arrêter très vite et tu peux retrouver des nuits normales. Par normales j’entends sans réveil intempestif et non souhaité par des hurlements de gnome. Nous avons été extrêmement chanceux, nous avons tiré le super gros lot. La gnomette a fait ses nuit très vite, et depuis, elle dort. Bien. Très bien même. Et tard. Elle ne se réveille pas la nuit. Même quand ses dents poussaient. Les cauchemars on ne connait pas. Bref, je n’en rajoute pas plus, tu es déjà en train de nous détester en nous promettant mille maux lors de son adolescence.

Oui, notre gamine dort bien. Mais notre chat, mon chat dans ce cas, NON. Ce chat a toujours été du genre causant, mais raisonnable. Un peu après la naissance de la gnomette, il est devenu diabétique. Déjà ça nous complique un peu la vie, mais bon, après avoir eu le gros lot des gosses, on ne pouvait pas trop se plaindre. Depuis, cela a déclenché chez lui un mode “vocalisation”, qui va crescendo chaque année. La journée, ça va encore, mais il a commencé a causer la nuit. Puis ce n’était plus causer, mais miauler fort, très fort, trop fort. Tellement fort que ça nous réveille. Enfin l’homme surtout, car moi je n’hésite pas à mettre des boules quies. En plein milieu de la nuit, d’un seul coup, des miaulements/hurlements de désespoir ? d’abandon ? de douleur ? de “jeveuxquonsoccupedemoi” ?  qui te réveillent en sursaut. Bon, une fois de temps en temps, je ne dis pas, mais toutes les nuits… Voire plusieurs fois par nuit… C’est fatiguant, alors qu’on a la chance d’avoir une gamine qui écrase dort paisiblement (et que le chat ne réveille pas, ouf).

Depuis un épisode très difficile pour sa santé à Noël , les miaulements avaient empirés. Le chat a passé 2/3 nuits enfermé dans la salle de bain pour qu’on l’entende moins. Il y est bien hein, il a de quoi manger et boire, sa litière, son coussin… Et puis j’ai demandé de l’aide à une de mes amis conseillère en fleurs de Bach, et après quelques jours, on a eu un chat “muet” pendant 2 semaines.  2 semaines ! A dormir des nuits complètes ! Au début j’avoue j’ai même eu peur qu’l ne ne se soit endormi pour toujours tellement les nuits étaient calmes. Et puis son diabète c’est re-déréglé, les miaulements sont revenus, mais par intermittence. Mais encore plus fort, parfois je peux l’entendre du bas de l’immeuble et nous sommes au 4é etage… Et puis cela s’est calmé, je jongle un peu avec les doses d’insuline et les fleurs de Bach, et en ce moment il ne cause plus. Je connais bien mon chat, cela va faire 16 ans que nous vivons ensemble lui et moi. Je vois bien qu’il y a quelque-chose qui ne va pas parfois. Qu’il est vieux, qu’il approche doucement de la fin. Je vois bien qu’il ne dort plus autant qu’avant (mais pourquoiiiiiiii ?), qu’il n’est plus aussi posé et détendu, malgré ses ronronnements. On fait le maximum pour qu’il soit bien. Bien sûr on ne va pas lui couper les cordes vocales (même si parfois on y a pensé très fort !), on prend sur nous, sachant tout cela. Et tant pis pour les cernes et les nuits hachées. Car malgré tout, je l’aime trop, mon Roméo.

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Résolutions ? Non, objectifs !

Et voilà, déjà la moitié de Janvier est passée, je viens juste de finir ma carte de vœux (et on peut dire que je suis en avance cette année !), il est temps de faire le petit bilan de ce que je voulais réaliser pour 2015… Finalement la bonne idée pour moi est bien de ne pas me fixer des résolutions mais de “tendre vers”… “d’essayer de”… d’avoir des “objectifs”. En relisant mon article de l’an passé, je me rends compte que 4 sur 5 des objectifs que je m’étais fixés ont plutôt bien avancé ! Et c’est bête hein mais ça donne encore plus envie de continuer !

Tadam ! Le bilan (qui fait du bien) !

La Green Attitude : elle s’ancre doucement mais surement dans notre famille. C’est une façon de vivre qui se travaille au quotidien, et que l’on va continuer à faire avancer cette année.

Manger mieux : je sais dorénavant que je ne serai jamais végétarienne, mais cela ne m’empêche pas de mieux consommer. Je n’achète plus que de la viande bio, donc j’en mange moins (car ce n’est pas donné…). Pour le reste on est passé au quasi tout bio pour les fruits et légumes. Sauf j’avoue la mangue du maraîcher de temps en temps tout simplement car je n’en ai jamais mangé d’aussi bonne. On consomme essentiellement de saison, sauf pour le concombre car la petite en raffole et ça fait un légume qui se mange facilement avec tout.

La photo argentique : et bien non, je n’ai aucunement avancé sur mes scans, mais j’ai repris le labo photo ! Du coup je dois travailler sur des thèmes pour une expo en fin d’année, alors je shoote du noir et blanc avec mon beau Nikon F3 et je fais des tirages au labo toutes les semaines. Objectif plus qu’atteint !

labo photo labo photo

Le tricot : Victoire ! moi qui pensai que je n’y arriverai pas… Le démarrage fut très long, mais aujourd’hui on peut dire que je maîtrise parfaitement le point mousse ! J’ai commencé par des petits carrés pour faire une couverture, mais c’est un travail assez long. Il va surtout me permettre d’apprendre les différents points. Pour changer, j’ai tricoté un snood pour la petite et un bandeau pour moi. Certes ce n’est pas grand-chose, mais quelle satisfaction ! Et quel plaisir, cela ma détend de tricoter en fait. Plus que le coloriage…

knitting knitting

Reste la flemme… bon bon bon, elle, elle est toujours bien là hein… C’est tellement facile parfois de se poser devant une bonne série (et il y en a tellement !) ou de lire un bon bouquin (et il y en a tellement !) que de faire de la cuisine élaborée ou des diy de folie…  Après une dure journée de labeur… C’est LE point qu’il me reste à améliorer.

Alors pour 2016, je ne vais pas me fixer de nouveaux objectifs, car j’ai juste envie de continuer à améliorer ceux de 2015. Et puis nous travaillons sur un projet de changement de vie, qui va nous demander beaucoup d’investissement en temps et en énergie… Donc je n’ai aucun intérêt à mettre la barre trop haute car je sais d’avance que je n’y arriverai pas ! Petit à petit…

Et vous, bilan positif ? Des objectifs pour 2016 ?

Une soirée pour “revivre”

Je savais que ce groupe passait à Paris depuis pas mal de temps. J’hésitais, j’hésitais car c’est un groupe que j’apprécie beaucoup, que j’ai déjà vu, mais ils annonçaient un concert assis, avec que des morceaux “soft” qu’ils ne jouaient pas d’habitude… D’où mon indécision.

Puis est arrivé l’enfer du Bataclan. Quelques jours après, la stupeur légèrement retombée,  je pensai de plus en plus à y aller, à ce concert… Ma façon à moi de leur dire que non ils n’ont pas gagné, que je refuse de me terrer dans la peur, que je ne vais rester cloîtrée chez moi, et qu’au contraire je vais continuer à vivre. Et moi qui suis une fana des concerts, quoi de mieux que d’y retourner ? Plus qu’une envie, je sentais comme un besoin d’y aller… C’est assez difficile à expliquer ce ressenti, peut-être pour vite contrer une peur qui pourrait s’insinuer… Alors mardi, j’ai trouvé une place moins chère, et j’y suis allée, seule. Seule, c’est rare, en général j’ai toujours une ou plusieurs copines pour m’accompagner. Mais là, je n’ai pas trop cherché à savoir qui voudrait venir, je n’en ai presque pas parlé, je voulais juste y aller.

Une fois sur place, la fouille est clairement conséquente, ce qui te rappelle que non, que ce n’est plus comme avant. Et puis je m’installe dans le théâtre… Incroyablement, une conversation commence avec ma voisine et son copain, et s’étend aux gens du rang derrière nous, sur fond de chanson d’Yves Simon (Maman on va cueillir des pâquerettes), le truc improbable ! La salle se remplit, mais n’est pas complète. Le groupe arrive, très attendu, on applaudit comme des fous à chaque morceau. Le chanteur papote avec nous car il est belge et parle français. C’était très “amical” comme ambiance. Peut-être tous ces gens qui sont venus ce soir là ressentait un peu la même chose que moi… Il y a eu une ambiance particulière pendant ce concert, même le groupe a été ému et nous a remercié d’avoir eu le courage de venir.

J’en suis sortie avec un énorme sourire et une sensation de soulagement, de légèreté, de bien-être, de gniak retrouvée. Comme la salle était juste à côté de la place de la République, je suis allée voir/me recueillir, ce que je n’avais pas encore fait. En arrivant sous une bruine glaçante, j’ai été surprise d’y trouver encore autant de gens. 10 jours après, il y a encore du monde qui vient là… Quelqu’un avait amené des dizaines et des dizaines de bougies pour que nous, passant lambda, puissions en poser une. Ce que j’ai fait, et j’ai passé un petit moment sur place, avec ces inconnus qui étaient là en même temps que moi. Il y a encore beaucoup d’émotion autour de cette statue garnie de bouquets, de mots, de dessins, de bougies… C’est incroyable, cela ne peut se décrire, je n’arrive pas à exprimer avec des mots ce que j’ai ressenti à ce moment-là.

Cette soirée a été particulière pour moi… De par le fait que j’étais seule, par le fait d’aller sur cette place si symbolique juste après un concert. Elle m’a redonné une grosse envie de croquer la vie à pleines dents.

deus deus place de la republique place de la republique

Ce week-end où je n’étais pas là

Cela faisait un moment qu’on l’avait planifié ce week-end. 4 vieilles copines qui partent 2 jours à la campagne. 4 vieilles amies qui se voient peu et ont du temps à rattraper ensemble.

Vendredi soir, je suis la dernière arrivée, hop on prend vite la route direction une maison perdue dans les bois dans le Perche. On papote, on rigole tout le trajet, la vie est belle… On arrive vers 23h, je sors mon tel pour le ranger sachant que là-bas je ne capte rien. Aucun réseau. Mais pendant le trajet sont arrivés des notifications de messenger que j’ai le temps d’apercevoir… je lis “ça va ? fusillade… ? Je ne comprends pas bien, j’essaye de lire mais les messages ne s’affichent pas, aucun réseau. Une des filles- qui capte un peu- reçoit plein de textos lui demandant comment elle va. Elle habite juste à coté d’une fusillade. On ne comprend toujours pas vraiment. Alors on décide d’allumer la télé. On découvre l’horreur… On regarde, c’est surréaliste. On assiste à l’enfer du Bataclan.

Et puis, que fait-on ? On pleure tout le weekend ou on continue à vivre ? Nos familles sont en sécurité. Le choix est vite fait, on va profiter dans la mesure du possible.  Le fait de ne pas avoir de réseau nous a laissé dans une semi-bulle… Le lendemain on part se promener, je prends mon téléphone pour faire des photos de cette jolie campagne. D’un coup, on récupère du réseau, ça vibre de partout, des textos, des messages arrivent. Tous mes amis qui s’inquiétaient car j’aurai pu être au Bataclan. Concert et rock/metal, c’est moi… Mon homme a pu les rassurer via FB, pour une fois je vois un bon coté aux réseaux sociaux.

Sans qu’on se dise quoi que ce soit, on continue notre we de filles, par moment on regarde un peu les infos car une fois que l’on sait  ce qui est arrivé, impossible de faire comme si rien n’était arrivé. Mais on est là, on est heureuses d’être ensemble, on continue à vivre normalement. On fait des balades, on papote, on va au spa, on mange, on picole un peu quand même, on rigole. Oui, on rigole. On déconne, on oublie les atrocités, car la vie continue…

Le retour à Paris m’a vite ramenée à la réalité, mon bus se trouve pris dans une fausse alerte et au vu de la panique immédiate des gens, je comprends mieux l’ambiance qu’il y a du avoir ce weekend. J’étais plus que contente de pouvoir serrer ma famille dans mes bras.

En me réveillant ce lundi matin j’ai un goût amer, je suis triste, la bulle dans laquelle j’étais n’est plus là. Mais on repart, on reprend la quotidien, on vit. Surtout, surtout, on ne s’arrête pas. Il y a des belles choses dans ce monde, ce week-end sous le signe de l’amitié en est une et m’en a fait prendre pleinement conscience. A nous de faire en sorte de continuer a rendre ce monde meilleur…

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Ce corps qui me rappelle mon âge

“Naaaaan pas possible ! T’es sûre ? Vraiment ? Tu plaisantes ? ” Voilà souvent le genre de réaction que j’entends quand je dis mon âge. On dirait bien que c’est un fait, je fais plus jeune physiquement que mon âge réel. Je ne sais pas trop à quoi c’est dû, surement en partie à mon look hippie-rock-décontracté-tshirtdegroupe-sanstalon qui ne fait pas “vieille”. Et en plus je ne maquille pas, du tout, alors je n’ose même pas imaginer si j’essayais de me rajeunir… !

Mais hélas !! Ce n’est que d’apparence car, contrairement à ma tête, mon corps, lui, a bien passé la quarantaine. Et bien entendu, il  me le rappelle régulièrement, tant qu’à faire…

C’est d’ailleurs après une dure journée de “souffrance” que j’ai ressenti ce terrible sentiment d’injustice. Car oui, c’est de l’injustice totale ! Dans ma tête j’ai à peine 30 ans, alors j’ai tendance à vivre comme si… Pourquoi mon esprit devrait-il suivre le physique, et non l’inverse ?

Un exemple concret : un mercredi d’avril, jour d’été au printemps, on passe tout l’après-midi au parc. Pique-nique et farniente, globalement. Rien de très fatiguant somme toute, si ce n’est une bonne dose de soleil, mais avec un chapeau et du temps à l’ombre. On rentre, et je me prépare à aller à un concert. Toujours rien de bien extraordinaire, la vie/routine quoi… Seulement voilà. Le concert a duré 1h30, dans une salle transformée en fournaise, sans ventilation, et pendant un peu plus de la moitié je n’ai fait sauter et danser (en buvant 2 verres de vin blanc, raisonnable, non ?). Je suis rentrée à pied, et je commençais déjà à sentir quelques petites douleurs dans les mollets. Bien sûr, je n’y ai point prêté attention, le contrecoup de cette folle soirée. Mais après une nuit de sommeil moyen, je me réveille… complètement courbaturée ! Les épaules (ah oui une heure avec les bras en l’air finalement ça se paye), et les jambes comme si j’avais couru un marathon. J’ai eu du mal à y croire… Un malheureux concert dans un cagnard met mon corps dans cet état… ? L’homme a eu pitié de moi, et m’a très gentiment fait un massage des épaules pour que ma journée de travail soit un peu meilleure (ou alors il a eu très peur que je me plante au volant…). Après une matinée assise devant mon ordinateur, je me suis levée comme une vieille mamie qui a du mal à marcher. Au secours !! Mais ça va être quoi dans 10 ans ?! Pourquoi mon corps ne suit -il pas la jeunesse éternelle de mon esprit ?

C’est dans ces cas là que je m’aperçois que non, définitivement non, je n’ai plus 30 ans… Alors si vous avez un élixir magique, une solution miracle pour que mon corps ralentisse son vieillissement naturel… Je suis preneuse ! Et ne me parlez pas de sport, je sais que je dois m’y remettre !

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