Se régaler de fruits rouges

Certes, des fruits, il y en a toute l’année… mais j’ai une petite grosse énorme préférence pour ceux d’été. Surtout ceux qui sont rouges. On les mange sans compter, et on profite de la vitamine C qu’il y a dans les fraises et framboises. On les déguste tous les jours, surtout des fraises car la petite en raffole. Et c’est un plaisir gustatif a chaque fois… Un plaisir pour les yeux et pour les papilles.

Le weekend dernier j’ai eu la chance de pouvoir manger des myrtilles à gogo. Pas sur une tarte ou en glace, non, le fruit. C’est délicieux, ça faisait une éternité…

Un petit bonheur d’été.

This week-end #3 – En Bretagne

3 jours pour s’échapper. Pour amener la petite sur son lieu de villégiature pour 10 jours.
Partir après une semaine de pluie et de fraîcheur parisienne et trouver le ciel bleu et le soleil.
Passer du bon temps en famille.
Se régaler de bons fruits (cela faisait des années que je n’avais pas mangé de myrtilles…).
Regarder la finale de foot dans un bar local.
Se promener les pieds dans l’eau.
Aller voir les arbres de nos filles et se rendre compte du chemin qui a été fait… et qui reste encore à faire.
Laisser la gamine, le cœur léger (mais serré quand même), sachant qu’elle va s’amuser avec ses cousines. La chanceuse.

La mer en bretagnela petite fille sur la plagePaysage bretonpromenade sur l'île grandeMyrtillesLe bar du coinUne plage bretonneUn bateau sur le merles pieds nus dans la merHortensiasCes drôles de plantes qui poussent sur les pierresl'arbre qui pousse - la vie

 

Et puis un jour, j’ai souri

Il y a 6 mois, ma jolie petite vie basculait… Mon doux petit monde s’effondrait d’un coup à l’annonce des poly-malformations de notre petite fille et du fait qu’elle ne pourrait pas vivre. Je m’en souviens encore comme si c’était hier

Six mois plus tard, je pense encore à elle. Parfois j’en rêve. Mais je ne pleure plus. Ou presque. Il n’y a plus cette souffrance omniprésente qui à l’époque me paraissait insurmontable. Avec chaque jour qui passe, la douleur diminue.

Le mois de janvier a été incroyablement dur, j’ai cru que je ne m’en sortirai pas, j’ai pété les plombs. J’ai été soutenue par mon extraordinaire homme qui a tenu bon pour nous, pour notre famille. J’ai pleuré beaucoup, beaucoup, énormément. Je criais sur ma fille, j’ai même cru un moment ne plus l’aimer, c’était horrible. J’étais juste très mal. Mais au fond de moi je sentais ce soutien infaillible de ma famille, de quelques amis, qui ont fini par me donner envie de m’en sortir, de relever la tête, d’avancer, de tourner cette page. J’ai lutté pour ma fille, mon homme, mon couple. La colère s’est transformée en peine, et petit à petit en acceptation.

La perte d’un enfant, oui, c’est très douloureux, ce n’est pas une page qui se tourne facilement. Il faut du temps, de l’énergie, beaucoup de travail sur soi pour retrouver le goût de la vie.

Et puis un jour, j’ai souri. J’ai commencé à moins crier, à être moins tendue, à ne plus y penser tout le temps.  A refaire des câlins a ma fille, à retourner au parc avec elle, à m’en occuper. J’ai compris qu’elle souffrait de nous/me voir mal et ça a été un déclencheur. Quelques temps après, j’ai ri. Je m’en souviens, cela faisait tellement longtemps que ça m’a surpris quand ce son est sorti de ma bouche. Et lentement le reste a suivi : l’envie de revoir les amis, de sortir, de voyager. De vivre en fait.

Aujourd’hui, cela fait presque 2 mois que je suis retournée au boulot, la vie a repris son cours et sa routine. Je suis joyeuse et pleine d’entrain comme avant.

Pourtant, j’ai encore du chemin à faire. Il y a encore des choses que j’ai du mal à vivre… Je ne me réjouis pas à l’annonce de grossesses ou de naissances. Je n’aime pas côtoyer des femmes enceintes. Je n’ai pas envie de voir des nourrissons. Pas encore. J’évite au maximum, mais parfois je n’ai pas le choix, et ce n’est pas facile. Mais comme pour le reste, cela reviendra. Pour le moment, cela me ramène trop à des souvenirs difficiles et récents. Six mois, c’est peu et beaucoup à la fois.

Je gravis la pente. Bientôt, je serai au sommet.

Écouter le bruit de la campagne

La vie est faite de hauts et de bas, mais comme on dit, la roue tourne. Quand on est dans le creux de la vague, il est difficile de voir autre chose que ce qui ne va pas… Alors qu’il suffit d’une toute petite pensée positive. Une chose toute simple, tellement simple qu’elle passe inaperçue dans la vie quotidienne… Un petit bonheur. Un moment fugace savouré pleinement.

J’essaye de profiter à fond de ces moments-là, et surtout d’y penser quand ça ne va pas fort. Alors j’ai décidé d’en noter quelques-uns ici, pour ne pas les oublier. Et de les illustrer par une photo, un visuel.

J’ai donc pris le temps d’écouter le bruit de la campagne. Moi qui pensait être dans le silence, sur le hamac, que nenni. Moult oiseaux, insectes. Les vaches qui meuglent au loin. Le coq du voisin qui s’ égosille toute la journée. Une tondeuse, au loin. La bise dans les feuilles… Fermer les yeux, et écouter.

This week-end #2 (Hello Green)

Partir de nouveau chez les copains à la campagne, mais sans les copains… Y aller sous prétexte de nourrir le chat.
Avoir la chance de tomber sur un week-end avec un temps de folie.
Passer son temps dehors, à se reposer, s’amuser, récolter,  respirer encore ce bon air. Buller.
Faire un tour à la fête du village et y admirer les animaux de la ferme.

Et comme d’habitude, avoir déjà ! envie d’y retourner…