Enfin un chat

“Tu dois être contente maman. Oui et toi ? Oui moi aussi.” Et puis en me faisant un gros câlin elle m’a murmuré à l’oreille “Enfin un chat”. C’était il y a quelques jours, quand je nous ai ramené notre petit chat.

La gnomette a toujours vécu avec un chat jusqu’au départ de Roméo il y a 6 mois. Il nous a quitté quand elle était en vacances et je pense que ça été plus facile pour elle que d’être là le jour ou je l’ai retrouvé dans le coma. De mon côté, cela fait plus de 20 ans que je vis avec des chats. Un, ou deux, voire trois quand j’étais en coloc, et jusqu’à quatre quand je gardais les chats des copains en vacances. Il y a eu Roselyne et les lions, mas aussi Fab et les chats… !

Je savais bien qu’à un moment le démon du chat allait me reprendre. Le temps du deuil, le temps des cartons, du déménagement, de l’emménagement, des vacances… Et puis ces dernières semaines, je voyais plein de gens poster des photos avec leur petit chat et je me suis dit qu’il était temps. J’ai regardé sur le bon coin, mais j’avais du mal à chercher ainsi. Tous les chats que j’ai eu m’ont été donnés par des amis. Je ne les ai pas choisis, ils sont arrivés chez moi, parfois sans même que je ne les ai vus avant. Du coup, pour moi, c’est un peu comme si le chat venait à moi… Ici en Bretagne, on a quelques copains, alors j’ai annoncé partout que je cherchais un petit chat. Et au bout de quelque temps, je reçois LE texto, la collègue d’une copine donne un chaton… C’est lui c’est sûr ! Elle n’était pas certaine a 100% que ce soit un mâle (oui je voulais absolument un mâle), mais en voyant sa photo, j’ai su que j’étais foutue même si c’était une femelle. Pourtant j’en avais vu des photos de chaton mâle sur le bon coin, mais voilà, celui-ci était pour nous, et c’est tout !

Je suis allée le récupérer lundi soir, à sa tête je pensais bien que c’était un mâle, je l’ai pris comme si c’était mon Roméo, il m’a laminé les bras (sûrement de joie ahah) et nous sommes rentrés ensemble à la maison. Je suis arrivée au moment du coucher de la petite, qui a pu voir un petit peu ce chat tout timide… Qui le lendemain ne l’était plus du tout ! Après une petite quarantaine de 24h le temps d’exterminer ses puces, il commence à prendre tranquillement ses aises.  Il est joueur et chasseur, mais aussi de plus en plus câlin. Et bien sur il ronronne comme un bon gros diesel. La gnomette l’adore, moi aussi, et même l’homme qui est moins gaga des chats que nous, l’aime bien.

Voilà donc notre nouveau compagnon, Fitz (les amateurs de fiction y reconnaitront quelqu’un…). Craquant, non ?

cat cat cat

Un été pas comme les autres

A l’heure ou j’écris ces lignes, comme les étés précédents, j’aurai du vous faire un petit debrief de nos semaines de vacances. Habituellement nous les prenions en août, simplement parce que l’entreprise pour laquelle je travaillais ferme en août pour congés annuels. Oui mais voilà, cette année, cet été,  est celui du changement. Changement de ville, de département, de région même, changement de vie.

J’ai arrêté de travailler début Juillet, pour préparer notre déménagement. Ce ne fût pas toujours agréable sous le cagnard parisien… Les jours sont passés très vite, jusqu’au dernier weekend du déménagement. Vendredi matin, 7h30, les déménageurs débarquent et en quelques heures (merci le monte-charge), tout est mis dans la camion. Livraison prévue le lendemain matin, même heure. L’après-midi, il a bien sûr fallu finir de nettoyer, voir le propriétaire pour l’état des lieux, et ensuite prendre la route direction la Bretagne.

adieu appartementNous sommes arrivés tard, dormi à peine quelques heures chez des amis qui habitent près de notre nouveau chez nous.

Le samedi matin à 7h30 les déménageurs étaient là. Heureusement j’avais embarqué avec moi ma machine a café, vital au vu du peu d’heures de sommeil des derniers jours… Quelques heures plus tard et nous étions seuls dans notre maison.

new life

Car oui, nous avons quitté notre appartement de la très proche banlieue parisienne pour une petite maison avec jardin de la proche banlieue de Rennes. Oui, nous avons quitté notre zone de confort pour nous lancer dans une nouvelle aventure. Monter une entreprise, créer nos propres jobs, être nos propres patrons, et travailler de la manière dont on l’entend. Avec bien sûr toutes les incertitudes que cela peut entrainer, allons-nous réussir ? Le projet va-t-il fonctionner ? Allons-nous nous adapter ? Enfin moi surtout, parisienne depuis longtemps…

Cela fait longtemps que nous murissions le projet d’aller au vert, de ne plus vivre dans le speed et le stress de la capitale, de vivre plus sainement, dans un espace un peu plus grand… Et puis un jour, le pas est sauté. Cela va déjà faire bientôt un mois que nous sommes là, et pour le moment j’ai l’impression d’être en location de vacances… !  Surement le fait d’avoir un jardin et de pouvoir trainer dehors sur une chaise longue, ou encore manger du BBQ à gogo… Ce qu’avant nous ne faisions qu’en vacances.

Et puis le rythme n’est pas encore posé, la gnomette n’a pas vraiment été là depuis le déménagement, elle n’est passé que très peu ici, mais elle a pu avoir de belles vacances avec ses cousins/cousines/famille. Que nous adultes n’en ayant pas n’est pas grave, mais c’était important qu’elle ne passe pas les 2 mois d’été au centre de loisirs.

Bien sûr il reste encore quelques cartons, car nous n’avons pas fait que déballer… Travailler un peu sur le projet, voir des amis qui étaient dans le coin, passer quand même une journée au bord de la mer… L’été a été exceptionnellement beau et chaud pour le coin, alors cela aurait été fort dommage de ne pas en profiter un peu !

Et puis quand même nous nous accordons quelques jours tous les 3. Nous allons passer quelques jours à Paris avant de nous évader ensemble. Récupérer la petite, jouer les touristes et partir au bord de la mer. Et puis ce sera la rentrée et un nouveau rythme va s’installer. Peut-être à ce moment là n’aurais-je plus l’impression d’habiter en vacances… ?

sunset

Pause

Il est l’heure de la pause estivale… Cette année elle est un peu différente car elle ne sera pas consacrée à des vacances mais à changer de ville, de département, de région, bref, de vie…

Pour ceux qui ne le savent pas encore nous quittons Paris pour aller vivre en Bretagne. Changement radical certes mais pour une vie meilleure…

Je vous parlerai de tout ca à la rentrée, ou dès que nous serons installés et quand nous aurons une connexion internet !

J’écris ces quelques lignes depuis mon mobile alors excusez la mise en page et autre petite chose non calée !

Je vous souhaite un très beau mois d’août et vous dit à bientôt pour de nouvelles aventures !

La blessure enfouie

Il y a ces blessures qui mettent du temps à guérir. Il y a ces blessures qui vous changent à tout jamais. La perte de notre petite fille à 6 mois de grossesse il y a un peu plus de 2 ans a surement été l’épreuve la plus difficile à combattre, la blessure la plus lente à guérir pour moi. Il y en a eu d’autres, comme le décès de mes grands-parents ou de mon père, mais celle-ci a été la plus longue à cicatriser. Depuis, la vie a repris son cours normal et joyeux… On pense à elle, souvent, on ne l’oublie pas bien sûr, d’ailleurs on ne l’oubliera jamais. Quand je pense à elle, un soupçon de tristesse, de nostalgie, de peine m’envahit, quelques instants, et la vie reprend son cours.

Je pensais avoir oublié tous les moments difficiles, les jours, les heures entre l’annonce de ses poly-malformations et l’accouchement. A vrai dire, je n’y pensai plus du tout. Et puis une blogueuse que je connais a malheureusement vécu une situation similaire. Et tout est remonté d’un coup. Des images , des sensations, des sentiments enfouis au plus profond de mon être ont rejailli à la surface… J’ai ressenti physiquement la souffrance que j’avais connu, je me suis revue à la maternité, le choc, l’incompréhension, la colère… Garder le bébé 1 mois avec moi sachant que l’inéluctable aurait lieu… Espérer l’impossible, que peut-être elle aurait une chance, vu qu’elle continuait à se développer dans mon ventre… J’ai revécu ces heures les plus noires, où je restais prostrée, à regarder bêtement la télé et les programmes les plus stupides pour me vider la tête… Je revois le jour J, la maternité, la gentillesse de la sage-femme, la venue du bébé mort-né, les pleurs, les pleurs…

Toute cette douleur, je pensais l’avoir oubliée, écrasée, éradiquée à tout jamais. J’avais beaucoup de moments de black out, surement un masque que je m’étais mis pour avancer, pour ne plus souffrir. J’ai tout repris en pleine figure à l’annonce de cette terrible nouvelle qui m’a replongée dans la passé. Une grosse claque à laquelle je ne m’attendais pas. Cette blessure est finalement plus profonde que je ne pensais, elle était juste enfouie et attendait vicieusement un événement déclencheur pour refaire surface. Mais heureusement le temps a passé, et j’ai finalement accepté tous ces souvenirs comme faisant aussi partie de ce que je garde d’elle. Elle, Erika, la petite sœur qui n’est pas venue.

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Du spectacle de l’école au festival metal : la double vie d’une maman

Il y a des jours comme çà, où tu enchaînes des choses qui de prime abord ne semblent pas aller de pair. Où tu enfiles en peu de temps 2 casquettes complètement différentes… Ce fût le cas ce dimanche : j’ai enfilé ma casquette de super maman pour aller à l’école voir un spectacle, et ensuite j’ai enfilé ma casquette de rockeuse festivalière avec l’attirail anti-pluie qui va bien.

J’avais prévu depuis quelques mois de passer ces 3 derniers jours en festival. 3 jours de musique, à prendre du bon son dans les oreilles et à arpenter de long en large l’hippodrome de Longchamp pour voir les différents concerts. Un weekend comme j’adore, même si je sais que je finirai sûrement sur les rotules (ah, la quarantaine… !)

Et puis est tombée cette invitation pour aller à l’école voir un spectacle sur lequel les enfants de la classe de la gnomette ont fait la déco. Dimanche après-midi, dernier jour du festival. Okayyyyy, donc spectacle puis festival. Point de sieste, point de repos du guerrier avant les hostilités auditives.

Nous voilà donc partis en ce début de dimanche après-midi pour l’école, moi encore dans l’esprit rock’n’roll bruyant, essayant de me mettre en mode maman “pasfatiguéequiassure” plus qu’en mode rockeuse… On s’installe dans le hall de l’école, et on part pour 35 minutes de spectacle plutôt… conceptuel. L’auteur s’est inspiré de l’histoire de l’école pour cette création. Cette maternelle a en effet une histoire particulière. L’idée est intéressante, même si au final j’ai trouvé l’ambiance un peu freaky (bruit de respiration en fond), et un spectacle pas forcément évident pour les enfants…  Ni pour moi, qui n’attendait que d’aller écouter de la grosse guitare (la gnomette, elle, a bien aimé et c’est le principal).

J’ai donc passé un moment en famille, j’ai fait plaisir à la gnomette qu voulait absolument qu’on y aille tous ensemble ; cela lui tenait à cœur vu qu’elle avait participé aux décors, et qu’elle aimait bien l’auteur qui leur a animé des TAP. J’étais heureuse d’être avec eux, mais j’avoue : j’étais aussi contente de m’éclipser pour aller traîner mes bottes dans la boue.

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La gnomette était très contente que je vienne au spectacle, certes j’ai raté un concert mais je ne le regrette pas du tout ! Et je suis heureuse de voir que je peux concilier 2 choses si différentes : assurer a fond en tant que maman et continuer à vivre ma vie à moi.