Le livre où l’enfant décide de la suite de l’histoire

La gnomette aime bien adore les livre-jeux, où il faut chercher des objets par exemple. Récemment, nous avons pris celui-ci à la bibliothèque, un livre-jeu un peu différent : « A la poursuite du chagaga », où c’est l’enfant choisit la suite de l’histoire.

a la poursuite du chagaga

C’est l’histoire du chagaga, un animal foufou et très bêtisier qui s’est échappé et qu’il faut retrouver. L’enfant doit aider les petits aventuriers à le ramener chez lui avant que le village ne soit sens dessus dessous.

C’est un peu comme les livres dont vous êtes le héros, mais pour les petits. Sur chaque page, deux choix possibles sont représentés par des pictos. Ces pictos se retrouvent sous forme d’onglet pour accéder rapidement au choix de l’enfant. En fonction de l’action choisie, on ouvre la page avec le picto concerné.

a la poursuite du chagagaa la poursuite du chagaga

En fonction de ses choix, l’enfant arrive sur telle ou telle partie de l’histoire… Il n’y a qu’une seule fin « heureuse » possible. Si tu ne fais pas les « bons » choix pour y arriver, ta grande sœur te renvoie à la case départ…

a la poursuite du chagaga

La gnomette a beaucoup aimé ce livre. Parfois nous sommes tombées plusieurs fois d’affilée sur la case retour, car le chemin pour arriver à la fin de l’histoire ne se fait qu’en enchainant certains choix. En prenant le tout à la rigolade, elle ne s’en est pas lassée ! A force je suppute même qu’elle faisait exprès de ne pas bien choisir pour recommencer… Car bien sûr elle a vite compris le système d’identification des pages. Mais c’est resté fun, et on l’a lu beaucoup de soirs d’affilée ! Il y a en tout 32 parcours possibles, dont 2 gagnants.

a la poursuite du chagaga

Le principe d’être actif dans l’histoire a beaucoup plu à la petite. L’histoire est sympa, les illustrations jolies,  je plussoie ! Si tu en connais d’autres dans le genre, ou autre, çà m’intéresse !

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« Le roi disait que j’étais diable »

C’est la 3ème fois que je participe à la rentrée littéraire… Cette année, j’ai choisi un livre à penchant historique. Fini la fiction ! A fond dans la série les Tudor, cela me semblait aller de soi…

J’ai donc choisi le livre de Clara Dupont-Monod, « Le roi disait que j’étais diable ». L’auteure raconte  l’histoire d’amour /non amour entre Aliénor d’Aquitaine et Louis VII. Une fiction qui nous fait vivre les ressentis de ces deux personnages, dont l’alternance des pensées est la clef de ce livre, sous forme de monologues qui se répondent. Deux personnalités si différentes, si opposées, l’une amoureuse, l’autre haineuse. Aliénor rebelle, guerrière, insoumise, qui n’aime pas son mari qu’elle considère comme trop pieux, soumis à l’église, et non guerrier. Louis, devenu Roi malgré lui suite au décès de son frère, alors qu’il vivait dans un monastère, et qui tombe fou amoureux d’Aliénor le jour de leur rencontre. Un amour impossible, à sens unique. Louis cédera a toutes ses volontés, il ira même jusqu’à prendre les armes et défier le pape par amour pour cette femme qui ne l’aime pas.

Chaque monologue nous permet de mieux comprendre leur personnalité si différente et de voir le fossé se creuser entre eux.

« Il en faut beaucoup pour m’étonner. Mais je n’avais pas encore vu cet endroit. Paris : une femme énorme et sale qui danse parmi ses immondices » (Aliénor)

« Ma défaite a éloigné ce spectre. Alors, tu t’es sentie invincible. Tu as osé des luttes inimaginables. Et moi pauvre ballot, tiré par ton ambition de sorcière, je n’avais plus la force de m’opposer ». (Louis)

L’auteure arrive à trouver le ton juste, on s’imagine complètement dans la tête de l’un puis de l’autre, on ressent les émotions et les sentiments conflictuels si forts qui animent ces deux êtres liés malgré eux, tellement différents qu’ils sont incapables d’entrer en contact l’un avec l’autre. Une guerrière dans l’âme, un souverain trop pieux. Une histoire de fiction passionnante avec comme décor de fond le X11è siècle, la cour Royale, Paris médiéval et les croisades.

Ce livre m’a donné envie de mieux découvrir cette période et ce personnage atypique qu’est Aliénor d’Aquitaine. Ce que je pourrai lui reprocher ? De ne pas être assez long… Je lui mets une note de 16/20. Et si vous aimez l’histoire, je vous le conseille vivement.

 

 

 

Calinours se réveille

Après L’arbre de Jacob, l’énorme coup de cœur de la gnomette est Calinours. Attention, pas n’importe quel Calinours, mais bien Calinours se réveille. On en a lu d’autres, mais celui-là, elle l’aime d’amour. C’est le genre de livre que je prolonge à la bibliothèque, et que j’espère retrouver quand on a finalement du le laisser après 2 mois de squattage intensif chez nous.

C’est l’histoire de Calinours, gentil petit ours qui se réveille avant tous ses copains, persuadé que le printemps est arrivé. On le voit donc aller réveiller l’écureuil, le castor et le lapin. Ce qui fonctionne à merveille, c’est qu’à chaque visite il sort le même rengaine, facile à retenir : « C’est le printemps ! Debout ! Debout ! » ou encore « Petit paresseux, chante avec moi ». Et là bien sûr la gnomette récite par cœur la suite de la chanson. Et la réponse de ses copains se fait aussi sous forme de rengaine (qui nous plait bien à nous…) : « Au dodo, au dodo, vive la ronflette ! »

L’histoire finit bien, finalement tout le mode se réveille, et les copains profitent de s’amuser ensemble. Les illustrations sont jolies, toutes douces. Ça respire la joie de vivre.

De la ritournelle, accompagnée d’une histoire simple et charmante, la recette d’un combo gagnant ! Un livre qu’on lit presque tous les jours… Et si ça continue, on ne le lira plus, tellement la petite commence à le connaître sur le bout des doigts. Et ne s’en lasse pas…

Calinours, 1991, L’École des Loisirs

Recherche livre désespérement

Il y a ces livres sur lesquels elle accroche plus que d’autres.
Il y a ceux qui durent un peu, puis qu’elle oublie quand on les rend à la médiathèque.
Il y a ceux que je prolonge une fois. Que je dois rendre ensuite et là c’est le drame…

Celui-là, elle l’adore. On l’a prolongé, laissé avec douleur, puis fais mettre de côté et on l’a repris. On vient de le prolonger – encore.

Du coup, on s’est dit qu’on allait lui acheter. Cette histoire de Jacob qui veut grandir et qui n’est pas patient… Elle la connait par cœur. Mais, enfer et damnation : impossible de le trouver !! J’ai fait le tour des sites de vente de livres neufs et d’occas… Rien, nada, le néant !! Il date un peu, certes, 2001, et j’ai l’impression qu’il n’est plus ré-édité… J’ai lu sur un site : « définitivement indisponible ». Gloups.

Alors je lance un petit SOS, au cas où… Si par hasard vous le trouvez, dans une brocante, dans vos tiroirs, par hasard dans la rue, je suis preneuse !! Vous ferez une petite fille très heureuse.

L'arbre de JacobL’arbre de Jacob, de Holly Keller —  Edition Kaléidoscope