L’île de Grinda (en panoramique)

Cela fait déjà 2 ans que nous sommes allés en Suède, et je m’aperçois que je n’ai pas publié beaucoup de photos de ce voyage… J’avais fait un petit récap en rentrant avec quelques images prises au iphone. Et puis le temps a filé… Et puis je suis retombée sur ces photos shootées avec mon Horizon Perfekt.

Ile de grinda

Lors de notre voyage a Stockholm, nous sommes partis en excursion sur l’île de Grinda. Le trajet depuis la capitale suédoise dure 2 heures, nous avons fait l’aller / retour sur une journée. Soit 4 heures de bateau, ce qui peut sembler long, mais les paysages sur le trajet sont tellement beaux, que le temps passe vite. Même pour la petite qui à l’époque avait…presque 3 ans.

Stockholm se compose d’un archipel de 30 000 îles. Grinda est une destination très populaire chez les suédois, pour aller y passer la journée, s’y baigner ou juste s’y balader. Lîle n’est pas très grande, nous en avons fait un bon bout dans la journée.  Il n’y a pas grand chose à faire sur cette île, qui d’ailleurs est peu habitée :  on y trouve juste un petit port de plaisance, un hôtel-restaurant de 28 chambres dont deux suites, des cottages, deux campings, une épicerie et un bar-lounge restaurant au bord de l’eau. Les suédois y vont pour être au cœur de la nature…

Ile de Grinda

Nous pensions arriver dans des paysages typiquement nordiques, que nenni ! Par endroit, on aurait tout aussi bien pu être en France, ou dans une foret européenne… ! So long pour le dépaysement, si ce ne sont les rares cottages et fermes que l’on croise, ces maisonnettes typiques en bois rouge, qui nous rappelle que nous sommes en Suède !

Ile de Grinda Ile de Grinda

On y trouve aussi des petites criques et une plus grande plage près de la base nautique. Comme il faisait plutôt chaud lors de notre séjour (vers les 25 degrés, pas mal pour un mois de juin là-bas), nous avons mis les pieds dans l’eau glacée pour nous rafraîchir. Impossible de se mouiller plus, l’eau était au grand maximum à 13 degrés.

Ile de Grinda Ile de Grinda Ile de Grinda

Un petit conseil pour optimiser la découverte de l’île : prévoir un très bon anti-moustique ! Nous nous sommes fait gentiment accueillir en arrivant, ce qui a rendu la petite hystérique (il faut voir aussi la taille des moustiques… !), et a failli gâcher notre journée sur l’île. Il a fallu du temps pour la calmer… Nous même n’étions pas très à l’aise par moment vu le nombre de moustiques, surtout dans les bois. Par chance, nous avons pu acheter sur place un répulsif, qui a fonctionné plus ou moins bien (les moustiques étaient quand même assez virulents).

A part ce petit détail, ce fût vraiment un beau moment. Amoureux de la nature, c’est vraiment un superbe endroit où aller passer une journée, voir y dormir la nuit pour une immersion nature exceptionnelle…

Ile de Grinda Ile de Grinda

J’avais pris mon Horizon pour l’occasion, il me semblait convenir à ce genre d’endroit. Il faisait tellement beau et  il y avait une telle lumière que parfois mon temps d’exposition n’est plus assez rapide, ce qui « crame » un peu les photos (ciel blanc). Il y a aussi les imperfections de l’argentique, comme ces fuites de lumière que j’adore. Mais cela vous donne une idée globale de cette jolie île… à ne pas rater si vous allez à Stockholm.

Ile de Grinda Ile de Grinda

(Cliquez sur les photos pour les voir en plus grand)

Pellicule Fuji 160S

 

Deux photographes, une pellicule

Il y a quelques temps je vous parlais de la double exposition sur pellicule argentique avec son propre appareil photo.

Aujourd’hui, voici une autre méthode pour réaliser des double expositions, sans avoir besoin d’un appareil particulier. Et en plus, c’est beaucoup plus fun et plein de surprises, car la pellicule a déjà été shooté par une autre personne. Oui, oui, par quelqu’un d’autre. Et il est même fort possible que tu ne connaisses pas cette personne, voire même qu’elle habite très loin de chez toi.

Cette façon de faire a été très en vogue il y a quelques années chez les fans de lomographie.  Avec nos lomohomes,  il existait comme un réseau social entre lomographes (avant facebook). Trouver un partenaire était chose aisée…  Il suffisait de se  mettre d’accord sur le type de pellicules et d’appareils et hop, et l’affaire était conclue. Chacun shoote sa pellicule de son côté puis direction la poste.

Ce procédé est très simple : tu shootes ta pellicule en la sous-exposant. Une fois qu’elle est terminée, tu la rembobines normalement, mais en faisant attention de ne pas aller jusqu’au bout. En effet, il faut laisser la petite languette de début sortie pour que le prochain photographe puisse l’enclencher à son tour dans son appareil. Facile, non ? Le seul risque : que les photos ne soient pas calées, car cela n’est pas du tout évident que la pellicule s’enclenche exactement au même endroit que lors de son premier passage dans l’appareil… Pour parer à cela, il est possible de mettre une marque sur le début de la pellicule une fois enclenchée dans l’appareil pour que l’autre photographe essaye de la caler. Mais cela ne garantit pas totalement la réussite… Ce qui n’est pas si grave, car cela peut aussi donner des belles photos légèrement en décalage (comme la photo rose plus bas).

J’aime beaucoup cette façon de faire des double expo… La surprise est totale lorsque tu découvres les images. Il est possible de se donner des thèmes, mais personnellement je préfère sans. Bien sûr, il y a beaucoup de ratés, mais aussi de belles et surprenantes photos… J’ai eu la chance de recevoir des pellicules de Hong-Kong, USA, Italie, Albanie, Grèce, Angleterre…

Une alternative pour ceux qui n’ont pas de partenaire : on peut aussi faire de la double expo tout seul. il suffit de shooter sa pellicule, la rembobiner et la reshooter à un autre moment. C’est sympa aussi, mais la part de surprise n’est plus là, car tu sais ce que tu as pris en photo.

Voici quelques exemples de double, avec des pellicules 35 et 120.

Alors, prêt à m’envoyer une pellicule ?

Photos enlainées

Vous le savez peut-être, cette année je me suis mise au tricot. A mon rythme, certes, mais je m’y suis mise ! Alors quand j’ai vu sur le site de la Lomography qu’il y avait un concours Lomo et We Are Knitters sur le thème de le laine, je me suis dit que c’était pour moi… ! Deux de mes hobbies réunis, impossible de laisser passer l’occasion ! Cela faisait bien longtemps que je n’avais pas shooté sur un thème précis, alors j’ai décidé de relever le défi. Les prix étaient très alléchants : un appareil photo La Sardina et 100 euros de bons d’achat de laine.

Alors j’ai sorti mon Lc-A, et réfléchi à quelques mises en scène basiques et d’autres un peu plus sympas et créatives. J’ai shooté une première pellicule en extérieur au parc par un dimanche ensoleillé. Puis une autre en intérieur le dimanche suivant car j’avais un doute sur la réussite de la première pellicule… Puis la course pour donner les pellicules au labo, les récupérer une fois développées et les scanner avant la deadline 3 jours plus tard. Choisir les 10 meilleures photos, pas forcément celle qui me plaisaient le plus, mais celles qui étaient le plus dans l’esprit du concours…

Et recevoir ce mail peu de temps après, qui m’annonce que j’ai gagné. Surprise et joie !! Cela m’a redonné confiance en moi… Et surtout l’envie de recommencer à faire de la photo (ce qui était un de mes objectifs 2015).

Voilà donc les quelques photos que j’ai proposées pour le concours, je vous mets la grande gagnante en premier… Ce n’était pas ma préférée, mais elle représente bien à la fois la laine et la lomo :) On est loin du numérique, il y a du grain, des imperfections, du flou (artistique bien sur…), tout ce que j’aime dans l’argentique.

NB : photo shootées au Lc-A avec de la Fuji Superia 400 asa expirée

the winnerwool noodles yummy cat and wool, a long story my bag I believe I can fly Where am I ? knitting

La double exposition avec un appareil argentique #1

Oui, je suis fan de photographie argentique. A ce jour, je n’ai pas d’appareil photo numérique (ah si, un vieux bridge lumix qui dort quelque part…). Les photos du blog sont prises avec mon iphone 4, pour des raison de timing. Car l’argentique, ça prend du temps, entre la technique, le développement, le scan, le tri… et le résultat !

Avant d’être maman, je pratiquais la photo à outrance. J’ai tout plein d’appareils argentiques, dont quelques pas mal de lomo. Car avec ceux-ci, on sort un peu des photos traditionnelles… Et on peut notamment faire des double-expositions. Mon appareil « classique » est un Nikon F3, avec lequel je peux aussi faire des double expo.

Mais qu’est-ce donc la double exposition ? C’est un procédé qui permet de superposer deux images prises à deux moments différents pour n’en faire qu’une seule. 

Normalement, l’avance de la pellicule et le déclencheur sont couplés : une fois la photo prise, il n’est pas possible d’en prendre une autre sans avoir avancé la pellicule, justement pour éviter les fausses manipulations telles une double exposition non voulue.

Mais pour s’amuser et sortir des sentiers battus, il est possible de faire des surimpressions « volontaires ». Il y a plusieurs méthodes pour cela, et aujourd’hui je vais parler de la méthode « mode exposition multiple », qui existe sur certains appareils argentiques, lomo ou non. Il suffit d’appuyer sur un bouton spécifique, qui, une fois activé, empêche la pellicule d’avancer après le premier déclenchement. Comme la pellicule n’avance pas, la deuxième photo sera « exposée » sur le même morceau de pellicule, ce qui crée donc la fameuse double exposition. Certains appareils, comme le holga, n’ont pas ce bouton et tu peux appuyer indéfiniment sur le déclencheur tant que la pellicule n’est pas avancée manuellement. Il est bien évidemment possible d’appuyer autant de fois que souhaité sur le déclencheur et arriver à des multiples expositions. J’avoue ne pas avoir encore testé.

Ce qu’il faut savoir : la pellicule va être exposée deux fois à la lumière, il faut donc sous-exposer les deux prises. Au moins la deuxième prise.
Par exemple, avec une pellicule de 200 asa, la première photo est prise à 200 asa, et la deuxième à 400. Si l’environnement est déjà très lumineux, la première photo est prise à 400 asa et la deuxième à 800.

Il y a bien sûr une part d’aléatoire… Certains appareils lomo ne proposent pas de réglages asa, mais juste une position soleil, nuages… Beaucoup moins précis. Mais si vous ne sous-exposez pas, vu la quantité de lumière qui entre dans l’appareil, la pellicule sera forcément sur-exposée, et vous ne verrez pas grand chose. Il faut donc jouer entre les asa de la pellicule, la lumière extérieure, et… l’appareil.

Il est possible de faire des compositions à l’aveuglette, mais il faut savoir qu’il faut faire attention aux zones sombres et claires. Ainsi, s’il y a beaucoup d’ombres ou de choses sombres dans la première image, la seconde apparaîtra plus claire dans ces zones. Autrement dit, c’est sur les espaces sombres de la première photo que va apparaître la seconde photo. Normalement… ! Tandis que les zones vraiment lumineuses de la seconde image vont se superposer sur la première photo et apparaîtront assez pâles, voire complètement blanches.

Voici quelques doubles expos réalisés avec cette technique, avec un Holga et un Lc-A.

Maintenant, à vous de tester, explorer, oser…  et surtout vous amuser ! Et persévérer, car il y a hélas beaucoup de ratés, la multi-exposition est une technique plein d’aléas…

Si vous pratiquez et que vous avez des astuces, tips, je suis intéressée, car je pense qu’il y a plusieurs méthodes efficaces pour arriver au même résultat. Et cet article n’est qu’une toute petite entrée en matière…

Joyeux Noël

Quelques jours dans ma belle-famille dans le Nord…
Rejoindre homme et gnomette, déjà là-bas.

Passez de bonnes fêtes de Noël, à très vite !

Cette photo a été prise dans le Nord en 2010… (LC-A, Fuji Superia 200 asa).
Hélas, je ne pense pas qu’il y ait de la neige cet hiver, snif…