Ça sent bon la forêt

Un samedi plutôt gris, avec des averses régulières. Mais une envie de prendre l’air, de se promener, plus forte que le risque de se faire tremper. On enfile les bottes de pluie, on se couvre, je prends un sac (on ne sait jamais ce qu’on peut trouver, et bien m’en pris !) et nous voilà partis direction la forêt près de chez nous. Fi du temps maussade, nous sommes allés humer le bon air des bois d’automne.

A peine arrivés, la gnomette m’a dit spontanément : “ça sent bon la forêt !”. Mais oui, ça sent bon la nature, la terre, l’humus et les feuilles trempées qui jonchent le sol. Ça sent le bon air quand le vent souffle. On peut donner de grands coups de pied dans les feuilles, courir, crier même ! On peut respirer à pleins poumons, l’air est frais et agréable. On est loin de l’air parisien qui fut notre environnement pendant longtemps…

Du coup, nous sommes restés bien plus de temps que prévu. Les feuilles nous protégeaient de la pluie et du vent. Sous la canopée nous avons commencé à chercher les champignons, il y en avait de partout et de tout genre, mais hélas non comestibles. Au hasard de notre promenade nous sommes tombés sur un châtaigner… A nous les belles châtaignes ! Le jour tombant a signé la fin de cette belle après-midi.

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Nous y sommes retournés le week-end dernier. Même temps mitigé, un peu moins de pluie. Nous avons fait une autre balade, un sentier écologique qui explique le fonctionnement de la forêt et son importance dans le système écologique aux enfants. Cette fois-ci, un rayon de soleil a daigné montrer le bout de son nez, et c’était fort joli, comme les gouttes d’eau suspendues aux branches d’arbre…

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Je mesure cette chance que nous avons d’habiter à à peine 10mn d’une grande forêt. Je pense que nous allons y aller régulièrement… Surtout au printemps, regarder la nature s’épanouir de nouveau et aussi construire une chouette cabane pour la gnomette !

balade en foret rennaise

 

 

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Les premières gelées

Quelques jours avant, nous étions en t-shirt dans le jardin, sous un soleil plutôt chaud, en train de faire un BBQ. On était bien là, en ce mois d’octobre, mêlant à la fois douceur de fin d’été et paysages aux couleurs d’automne. Et puis brusquement, un matin, elles sont arrivées. Le thermomètre a fait une chute libre, est descendu à zéro pendant la nuit, et au matin elles étaient là. Les premières gelées. Il a fait très froid d’un coup, comme pour nous faire comprendre que bon, ça suffisait maintenant ces conneries d’été indien, il est temps de laisser sa place au vrai automne et préparer l’arrivée de l’hiver.

Lorsque nous habitions en ville, nous n’avions pas la chance de profiter de la beauté des gelées matinales. Ici, nous avons le jardin mais nous avons aussi la nature, une pâture et des champs juste à côté de chez nous. J’en ai profité pour aller m’extasier devant cette nature si jolie et immortaliser cet instant. Et je trouve ça tellement beau que j’ai envie de les partager. Simplement.

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Être là

Il y a ces moments où cela fait du bien de changer d’air, de partir, de voir autre chose que son environnement quotidien. Mettre son cerveau en pause pour quelques heures, en lui proposant un cadre calme, serein et beau. Ne plus penser, se laisser guider par ses pas, et regarder ce qui nous entoure. Cet horizon dans lequel j’aime me perdre, qui m’apaise et me rappelle ma place dans ce monde. Entendre le bruit puissant de la mer, vivre le moment présent, ne plus parler, rester là, le vent qui s’engouffre dans les cheveux et nous donne une étrange sensation de liberté, d’insouciance. Profiter de chaque instant sans se demander s’il fait froid, si la pluie va arriver, pourquoi le soleil n’est pas là, et si j’étais venue un autre jour, et puis qu’est-ce qu’on va manger ce soir, à quelle heure on rentre à la maison…

Oublier toutes ces contraintes le temps de quelques instants. Être là, juste là, et respirer. Du plus profond de ses poumons. Et se rappeler que les choses simples de la vie sont souvent les plus agréables. Faire le plein de bon air, essayer de capturer l’instant présent en images en espérant qu’en les regardant on retrouvera cette sensation de bien-être, cette sensation d’avoir tout oublié pendant un instant, sauf de savourer chaque seconde qui passait.

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Des fraises sur ma fenêtre

Certes, ce n’est pas facile de pouvoir cultiver des fruits et légumes quand tu habites un immeuble sans balcon en très proche région parisienne… Jusque là j’ai toujours fait pousser des herbes aromatiques, on a aussi essayé des tomates (mais perso je n’aime pas ça), des haricots verts (que feu le chat a grignoté dès qu’un semblant de pousse apparaissait)… Et puis il y a 2 ans on a décidé de tester la culture de fraises. Des amis en faisaient pousser sur leur balcon, alors pourquoi pas sur une simple jardinière de fenêtre ?

L’an passé nous avions 2 jardinières réservées aux futures fraises. J’ai acheté 4 pieds de fraisier Marat des bois a la campagne, et c’était parti. Nous avons eu quelques fraises, peut-être une vingtaine en tout. Peu pour 3, certes, mais on était déjà plus que ravis ! Ces fraisiers ont fait des stolons que l’homme a replanté (oui, c’est lui la main verte du couple).

L’hiver arrivé (enfin, le semblant d’hiver), nous les avons laissé dehors dans les jardinières, sans trop nous en occuper. Le printemps venu, elles ont commencé à reverdir et pousser. Nous avons rajouté une troisième jardinière pour en avoir plus. Mais avec le manque de soleil de cette année, les premières fraises ont mis du temps à sortir… En vacances à Nice nous en mangions tous les jours du balcon des copains, alors que chez nous on en était à peine aux fleurs… !

Par contre, je ne sais pas si c’est lié à la météo pluvieuse, mais nous avons eu des fleurs par dizaine, et donc aujourd’hui des fraises par dizaine ! C’est incroyable, un des pieds croule sous les fraises en devenir, du jamais-vu sur nos fenêtres ! Et vous savez quoi ? Elles sont bien meilleures que celles que l’on a acheté dans le commerce. En toute objectivité en plus, si, si. Le bonheur des grands et des petits !

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On peut donc habiter en ville, ne pas avoir de balcon et quand même avoir sa petite récolte personnelle de délicieuses fraises…  Et en plus, sans trop d’entretien. Alors, envie de tester ?

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Du spectacle de l’école au festival metal : la double vie d’une maman

Il y a des jours comme çà, où tu enchaînes des choses qui de prime abord ne semblent pas aller de pair. Où tu enfiles en peu de temps 2 casquettes complètement différentes… Ce fût le cas ce dimanche : j’ai enfilé ma casquette de super maman pour aller à l’école voir un spectacle, et ensuite j’ai enfilé ma casquette de rockeuse festivalière avec l’attirail anti-pluie qui va bien.

J’avais prévu depuis quelques mois de passer ces 3 derniers jours en festival. 3 jours de musique, à prendre du bon son dans les oreilles et à arpenter de long en large l’hippodrome de Longchamp pour voir les différents concerts. Un weekend comme j’adore, même si je sais que je finirai sûrement sur les rotules (ah, la quarantaine… !)

Et puis est tombée cette invitation pour aller à l’école voir un spectacle sur lequel les enfants de la classe de la gnomette ont fait la déco. Dimanche après-midi, dernier jour du festival. Okayyyyy, donc spectacle puis festival. Point de sieste, point de repos du guerrier avant les hostilités auditives.

Nous voilà donc partis en ce début de dimanche après-midi pour l’école, moi encore dans l’esprit rock’n’roll bruyant, essayant de me mettre en mode maman “pasfatiguéequiassure” plus qu’en mode rockeuse… On s’installe dans le hall de l’école, et on part pour 35 minutes de spectacle plutôt… conceptuel. L’auteur s’est inspiré de l’histoire de l’école pour cette création. Cette maternelle a en effet une histoire particulière. L’idée est intéressante, même si au final j’ai trouvé l’ambiance un peu freaky (bruit de respiration en fond), et un spectacle pas forcément évident pour les enfants…  Ni pour moi, qui n’attendait que d’aller écouter de la grosse guitare (la gnomette, elle, a bien aimé et c’est le principal).

J’ai donc passé un moment en famille, j’ai fait plaisir à la gnomette qu voulait absolument qu’on y aille tous ensemble ; cela lui tenait à cœur vu qu’elle avait participé aux décors, et qu’elle aimait bien l’auteur qui leur a animé des TAP. J’étais heureuse d’être avec eux, mais j’avoue : j’étais aussi contente de m’éclipser pour aller traîner mes bottes dans la boue.

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La gnomette était très contente que je vienne au spectacle, certes j’ai raté un concert mais je ne le regrette pas du tout ! Et je suis heureuse de voir que je peux concilier 2 choses si différentes : assurer a fond en tant que maman et continuer à vivre ma vie à moi.