Le dernier mercredi

Le mercredi, c’était notre jour à toutes les deux. Même si on se levait en même temps que l’homme, on traînait pour le petit déjeuner. On restait en pyjama, tranquillou. Un petit air de vacances. Puis, le plus souvent, on enfourchait le vélo pour aller traîner une heure ou deux au grand parc. Moi j’essayais de lire mon magazine, et toi tu m’interpellais tout le temps : “Regarde maman ce que je fais”. “Oui chérie je regarde”. “Nan mais maman regarde avec tes yeux !” Finalement, je passais mon temps à te regarder jouer, et à immortaliser ces instants rien qu’a nous deux. C’était une petite bulle pour nous.

Alors, ce dernier mercredi matin à la maison, une fois l’homme parti, on a fait un super long câlin dans le lit, on a petit-déjeuné ce qu’on voulait, comme en vacances. On a mis du temps à se préparer pour aller chez mamie chercher le chat. Histoire de profiter au maximum de ce dernier matin à nous. Enfin surtout moi, car toi tu t’en rends moins compte. Tu m’as juste dit : “ah bon, il y a école le mercredi maintenant ?” Et oui, mais je viendrais te chercher a midi, avant la cantine, histoire de profiter de toi un maximum. Je t’ai quand même demandé, par acquis de conscience, si tu voulais aller au centre de loisirs avec tes copains le mercredi après-midi, mais tu m’as dit que tu préférais rester avec moi. Je crois que toi aussi tu apprécies nos instants rien qu’à nous (et le traditionnel saucisses/coquillettes du mercredi  midi… !)

Et peut-être que finalement, je vais apprécier aussi d’avoir quelques heures par semaine pour moi toute seule…

Le Mandala Cake

Je ne vais pas mentir, je ne suis pas une grande cuisinière, encore moins une grande pâtissière. Je ne suis pas de ces mamans qui font des gâteaux en forme de princesse, monstre ou autre pour les anniversaires. On préfère faire un gâteau que l’on connait, dont on maîtrise la recette et la cuisson, simple, mais bon.

Cette année, j’avais quand même dans l’idée de faire une petite excentricité : un gâteau arc-en-ciel. Pas celui à étage très en vogue en ce moment, non, non,  bien trop compliqué pour moi ! Mais un gâteau avec des smarties en déco en forme d’arc-en-ciel… J’ai donc acheté plein de mms (car vu le nombre, le rapport quantité/prix est bien plus intéressant que celui des smarties…), mais comme il n’y avait pas les vraies couleurs de l’arc-en-ciel, on a décide de faire uatre chose, au feeling, fini l’arc-en-ciel ! Un peu de tri pour se faciliter la vie, et c’est l’homme qui s’est pris au jeu et qui nous a fait un magnifique gâteau mandala.

Il suffit de faire le gâteau de votre choix (ici au chocolat, une recette que l’on adore!), vous le nappez de Nutella (pour les calories que les mms tiennent) et voilà !

Laissez libre cours a votre imagination, votre créativité, amusez-vous !

C’est simple et ça fait son petit effet. Les mms sur le chocolat apportent un petit craquant fort sympathique… un vrai régal !!  Je pense que je n’attendrai pas un prochain anniversaire pour en refaire…

La version avec bougie :)

Se régaler de fruits rouges

Certes, des fruits, il y en a toute l’année… mais j’ai une petite grosse énorme préférence pour ceux d’été. Surtout ceux qui sont rouges. On les mange sans compter, et on profite de la vitamine C qu’il y a dans les fraises et framboises. On les déguste tous les jours, surtout des fraises car la petite en raffole. Et c’est un plaisir gustatif a chaque fois… Un plaisir pour les yeux et pour les papilles.

Le weekend dernier j’ai eu la chance de pouvoir manger des myrtilles à gogo. Pas sur une tarte ou en glace, non, le fruit. C’est délicieux, ça faisait une éternité…

Un petit bonheur d’été.

Écouter le bruit de la campagne

La vie est faite de hauts et de bas, mais comme on dit, la roue tourne. Quand on est dans le creux de la vague, il est difficile de voir autre chose que ce qui ne va pas… Alors qu’il suffit d’une toute petite pensée positive. Une chose toute simple, tellement simple qu’elle passe inaperçue dans la vie quotidienne… Un petit bonheur. Un moment fugace savouré pleinement.

J’essaye de profiter à fond de ces moments-là, et surtout d’y penser quand ça ne va pas fort. Alors j’ai décidé d’en noter quelques-uns ici, pour ne pas les oublier. Et de les illustrer par une photo, un visuel.

J’ai donc pris le temps d’écouter le bruit de la campagne. Moi qui pensait être dans le silence, sur le hamac, que nenni. Moult oiseaux, insectes. Les vaches qui meuglent au loin. Le coq du voisin qui s’ égosille toute la journée. Une tondeuse, au loin. La bise dans les feuilles… Fermer les yeux, et écouter.

Vibrer chaque fois comme si c’était la première fois

Il y a ces moments que tu attends. Parfois longtemps. Quelques mois.

Dès que tu es au courant, tu te précipites pour être sûre de ne pas rater. Parce que bon, la dernière fois peut remonter à 2 ans. 3 ans même. Une éternité en sorte.

Et puis, comme c’est un peu loin, tu oublies un peu, ça reste dans un tout petit coin de ta tête. Parfois tu y penses et tu voudrais que ce soit demain, que le temps passe plus vite !

Et puis les mois défilent. Les semaines passent. Le jour J approche… Tu commences à y penser souvent, de plus en plus, tu te replonges avec délectation dedans, tu te rappelles la fois d’avant, le bonheur intense que cela t’as apporté, et tu espères que ce sera pareil cette fois. Ou encore mieux.

Le jour J, tu es comme une gamine de 15 ans pour qui ce serait la 1ère fois. Les heures se trainent, impossible de se concentrer au travail. Tu as envie d’en parler à tout le monde, mais tu te retiens car ils ne partagent pas ton ressenti. Tu organises le rendez-vous avec les copains. Tu réfléchis ou tu vas te placer, pour gérer au mieux les paramètres son, vision, foule.

Et puis c’est l’heure. Tu croises vite fait l’homme qui rentre plus tôt du boulot exprès, un bisou a la petite et hop, ça y est. Tenue de combat enfilée, excitée comme une puce, c’est parti pour la grande soirée que tu attends depuis si longtemps. Les copains sont là, il y en a qui sont comme toi. On rentre, on regarde la boutique, on va chercher une bière, et on va se placer. On espère que la 1ere partie est déjà passée, pour ne pas s’abîmer les oreilles.

On papote, on regarde l’heure, on fait des pronostics sur l’heure d’arrivée, la durée du concert, le morceau d’ouverture… Avec cette espèce de trépidation intérieure qui ne fait qu’augmenter.

Soudain, la lumière s’éteint. Un cri de joie sort de ta gorge (ainsi que de celles des centaines, voire milliers d’autres personnes qui partagent ce moment avec toi). Ils prennent possession de la scène. Un autre cri de joie quand tu reconnais la 1ere note du morceau. La chair de poule t’envahit le corps. Et à partir de ce moment-là, tu oublies tout. Tu es à fond dans le concert. Tu sautes, tu chantes, tu cries, tu danses, tu applaudis. Parfois tu parles a tes potes mais pas trop hein, pour ne perdre une seule miette de ce moment, toujours trop court.

Et puis voilà. Après plusieurs morceaux, c’est déjà la fin. Hein ? Quoi, déjà ? Tu espères si fort que les lumières ne vont pas se rallumer… même si tu as déjà eu 2 rappels (dans le meilleur des cas). Tu es encore sous le choc de toute ces émotions que tu as ressenti pendant 2 heures. Et tu en voudrais encore, encore, encore…

Tu sors de la salle, les oreilles qui sifflent, la voix cassée, trempée de sueur, lessivée, mais HEUREUSE.

C’est comme ça que je vis un concert, moi. Pas tous, non, ceux des groupes dont on peut dire que je suis fan. Ce mois-ci, j’ai eu droit à 2 concerts de mes groupes favoris que j’écoute depuis 20 ans. Tu imagines bien que je les ai vu un paquet de fois. Que presque à chaque fois j’ai pris une claque. Et que, bien évidemment, je retournerai les voir. Avec la même envie. La même impatience. Et la même sensation de bonheur ultime, comme si c’était la première fois… Il n’y a pas d’âge pour ça.